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Cameroun : Des frères adversaires se battent pour la succession de leurs parents

Le fils aîné d’une famille vivant à l’étranger a été désigné administrateur des biens laissés au Cameroun par de ses deux parents sans l’aval de tous ses frères. L’affaire crée une brouille qui divise la famille.

Donatien, le père d’une famille de 5 enfants issus d’une union de mariage qu’il avait lié avec une seule femme, Julienne. Il décède en 2017 en laissant une veuve et ses 5 orphelins. Quelques années plus tard, son épouse Julienne décède aussi. Le défunt a laissé comme biens, une maison à Douala et des actions dans certaines entreprises. Le couple avait également une parcelle de terrain à Yaoundé au nom de la défunte épouse.

Seulement, depuis son décès, les ayants-droits de Donatien divisés en deux camps, se battent pour les biens de leurs deux parents. Le camp dirigé par Vincent, le fils aîné qui s’est installé en Occident se livre des batailles judiciaires sans merci les autres membres de la famille devant le Tribunal de grande instance (TGI) du Mfoundi. Ces derniers contestent la démarche prise par leur aîné et certains de leurs frères qui ont engagé la procédure d’ouverture de la succession de leur regretté père en désignant Vincent administrateur des biens sans passer un conseil de famille.

Le groupe des frondeurs ne veut pas entendre l’affaire de cette oreille. Ces derniers ne sont pas d’accord du fait que leurs frères adversaires demandent au tribunal d’autoriser la vente de la maison paternelle de Douala et le partage des fruits de ladite vente. Surtout avant la désignation consensuelle des administrateurs des biens.

Un autre malentendu qui divise les deux camps vient de ce qu’entre-temps, un des partisans de Vincent a pris de court les autres membres de la famille en engageant une autre procédure devant le TGI du Mfoundi visant l’ouverture de la succession de leur défunte mère, notamment sur la parcelle de terrain laissée par celle-ci à Yaoundé.

Alors même que leurs oncles et patriarches recherchaient encore à rassembler et» réconcilier les deux parties dans le but d’un arrangement amiable du litige. Le camp des contestataires qui s’oppose aux deux procédures engagées par les associés de Vincent, sollicite que la justice désigne des coadministrateurs des biens appartenant aux deux tendances qui s’affrontent.

A ces préoccupations s’ajoute celle de leurs avocats qui posent une question de droit. Celle de savoir si le juge du TGI du Mfoundi est compétent pour ordonner la vente d’une maison se. trouvant à Douala. Les débats se poursuivent et l’affaire revient le 6 août prochain.»

 

Source : Kalara

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