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Cabral Libii victime d’ingérence gouvernementale dans le conflit de leadership du PCRN

L’Honorable Cabral Libii est la dernière victime en date de l’ingérence du gouvernement dans les affaires internes des partis politiques d’opposition.

Récemment, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a officiellement reconnu Robert Kona comme fondateur du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN). Cette décision a intensifié le conflit de leadership en cours au sein du parti.

La discorde interne au PCRN dure depuis un certain temps, avec des disputes sur les rôles de leadership entre Cabral Libii, bien connu du public, et Robert Kona. Bien que le parti ait initialement été créé par des individus comme Robert Kona et Madame Albert Fleuri, Cabral Libii a ensuite gagné en notoriété.

Libii, qui est devenu le porte-étendard du parti lors de l’élection présidentielle de 2018, a par la suite remporté un siège de député sous la bannière du PCRN. Cependant, les tensions se sont accrues lorsque Robert Kona est revenu sur le devant de la scène, revendiquant la direction du parti. Libii et Kona se sont mutuellement exclus du parti.

En plein milieu de cette lutte de pouvoir, le ministre Atanga Nji a apporté son soutien à Kona. Le 15 mai 2024, Atanga Nji a adressé une lettre au directeur général d’Élections Cameroun (Elecam), reconnaissant Kona comme le leader légitime du PCRN.

« J’ai l’honneur de vous informer que le parti politique dénommé Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) a pour président fondateur M. Kona Robert. Veuillez accepter, Monsieur le Directeur Général, l’assurance de ma haute considération », a déclaré le ministre.

Cette intervention survient malgré une affaire judiciaire en cours dans la région de l’Adamaoua, qui n’a pas encore résolu le conflit de leadership au sein du PCRN.

Les critiques soutiennent que l’implication d’Atanga Nji est un exemple flagrant d’ingérence gouvernementale dans les affaires des partis d’opposition, un schéma déjà observé dans ses actions passées.

L’histoire d’ingérence d’Atanga Nji inclut un incident notable avec le Cameroon People’s Party (CPP). Il y a quelques années, il a reconnu Samuel Tita Fon comme leader à la place de Kah Walla, candidate du parti aux élections présidentielles de 2011. Après une longue bataille juridique, la cour a finalement statué en faveur de Walla, marquant une défaite significative pour Atanga Nji.

Les observateurs pensent que si la cour de l’Adamaoua donne raison à Cabral Libii, cela constituera une nouvelle défaite pour le ministre. Des figures importantes, comme Kah Walla, ont condamné la dernière action d’Atanga Nji, mettant en garde contre ses implications plus larges.

« Cette violence s’aggravera si nous n’agissons pas. Elle mérite toute notre attention. Ne vous faites aucune illusion ; elle ne se limitera pas au PCRN. Elle a balayé le CPP précisément en période pré-électorale », a déclaré Kah Walla.

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