Convention du 17 octobre : le MRC conteste la demande d’interdiction de Willy Mengue devant le sous-préfet

Cameroun Actuel
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Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a saisi le sous-préfet de Yaoundé IV pour défendre la tenue de sa convention extraordinaire, prévue le 17 octobre 2026.

Dans une lettre datée du 30 septembre, Me Emmanuel Simh, 3e vice-président du parti, répond à une requête de l’ancien militant Willy MEngue qui demande à l’administration d’interdire cette rencontre.

Selon le courrier, cette requête a été déposée le 28 septembre auprès des services du sous-préfet, puis relayée en ligne. Son auteur invoque une « menace de trouble à l’ordre public » pour réclamer un acte d’interdiction. Le MRC précise que cette démarche est intervenue le jour même où l’administration lui a délivré le récépissé de déclaration n° 000332/RDMP/J06.04/SP pour la convention.

Pour le parti, celui qui réclame l’interdiction n’a plus qualité pour agir. Me Emmanuel Simh joint à son courrier la décision n° 001/2026 du 29 juin 2026, approuvée par le Directoire du MRC et notifiée à l’intéressé. Ce texte l’exclut de la formation pour « trahison ». Le MRC en déduit que ce dernier n’a plus aucun droit à revendiquer en tant que militant, ni au regard des lois en vigueur ni selon les textes du parti.

Le parti l’accuse par ailleurs de ne pas avoir informé l’administration de ses recours devant les tribunaux. Selon la lettre, il a d’abord saisi le Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou afin de faire reconnaître ses droits de militant. Cette juridiction s’est déclarée incompétente et l’a renvoyé à mieux se pourvoir, par une ordonnance de référé du 17 septembre 2026.

Au lieu de cela, affirme le MRC, il a saisi la Cour d’appel du Centre, qui n’a pas encore statué. Le parti estime qu’il cherche à s’appuyer sur l’administration en invoquant un trouble à l’ordre public qui, écrit-il, « n’existe que dans son esprit ».

Le MRC soutient que la convention respecte la législation sur le régime des réunions et manifestations publiques comme celle sur les partis politiques. D’après le courrier, elle ne contrevient à aucune disposition légale et ne porte atteinte à aucun droit privatif. Elle ne menace pas non plus la santé, la sûreté ou la moralité publiques, ni les exigences démocratiques que l’administration est appelée à accompagner.

Me Emmanuel Simh demande donc au sous-préfet de prendre les dispositions légales nécessaires au bon déroulement de la rencontre. La lettre est accompagnée de la décision d’exclusion et d’un extrait du plumitif.

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