fbpx

Cameroun Actuel

Bras de fer autour de la nomination du staff des Lions Indomptables : Samuel Eto’o défie le gouvernement

La tension monte d’un cran dans le feuilleton de la nomination du staff technique des Lions Indomptables. Dans un communiqué au ton virulent diffusé lundi, Samuel Eto’o, président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), semble engager un bras de fer avec le gouvernement.

En contestant implicitement la légitimité de l’équipe technique et administrative désignée par le Ministère des Sports et de l’Éducation Physique (MINSEP), l’ancien capitaine emblématique des Lions aggrave une crise qui perdure depuis trop longtemps.

Un chantage pour imposer sa propre liste ?

Pour les observateurs, ce communiqué aux airs d’ultimatum ressemble davantage à un chantage de la part d’Eto’o pour imposer sa propre liste de personnel encadrant les Lions. Cette hypothèse prend encore plus de crédibilité alors que le président de la FECAFOOT avait donné 72 heures au gouvernement pour résoudre le différend, un délai largement dépassé à présent.

« Nous nous dirigeons visiblement vers une nomination du staff des Lions version Samuel Eto’o », analyse un initié de la FECAFOOT contacté par notre rédaction. « Mais le problème réside dans le fait que cette situation dure depuis trop longtemps. Les 72 heures accordées il y a un moment sont désormais écoulées, et ce blocage sérieux nuit gravement à la préparation de l’équipe nationale. »

La FIFA brandie comme épouvantail : un bluff ?

Pour faire pression sur le gouvernement, Samuel Eto’o n’hésite pas à évoquer une possible intervention de la FIFA. Cette menace à peine voilée suscite néanmoins le scepticisme de certains experts, à l’image d’un journaliste sportif chevronné : « Est-ce que cette invocation de la FIFA est réellement crédible ? Ou bien est-ce comme le contrat de One All Sports, un bluff pour mettre la pression ? »

Car sur le papier, rien ne semble justifier une ingérence de la FIFA dans ce qui semble être avant tout un conflit interne entre la FECAFOOT et son autorité de tutelle. À moins de considérer que le gouvernement, en nommant un staff technique contre l’avis de la fédération, outrepasse ses compétences et porte atteinte à l’autonomie du mouvement sportif. Un argument juridique qui reste à démontrer.

Quoi qu’il en soit, ce bras de fer entre maintenant dans une phase décisive pour Samuel Eto’o et son équipe. Après avoir haussé le ton, le président de la FECAFOOT se retrouve dos au mur, contraint de passer des paroles aux actes pour affirmer son autorité face au MINSEP.

« Les actions priment sur les paroles », résume un proche d’Eto’o. « Samuel a montré qu’il ne céderait pas sur ce qu’il considère comme une prérogative essentielle de la FECAFOOT. Maintenant, il doit aller jusqu’au bout et assumer les conséquences de ce bras de fer, quoi qu’il en coûte. »

Un conflit qui fragilise les Lions à l’approche d’échéances cruciales

Car au-delà des questions d’ego et de leadership, l’avenir des Lions Indomptables est en jeu dans ce jeu de poker menteur. À quelques mois de compétitions capitales, dont les éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, l’équipe nationale a plus que jamais besoin de stabilité et de sérénité.

« Pendant que nous nous débattons pour déterminer qui nommera le staff, les joueurs, eux, attendent de savoir dans quel contexte ils vont préparer les prochains matchs », alerte un cadre de la direction technique nationale. « Chaque jour qui passe représente une perte pour mettre en place le projet de jeu, les automatismes, et la cohésion du groupe. Cette querelle de chapelles plombe toute la dynamique de l’équipe. »

Un constat alarmant qui devrait inciter toutes les parties prenantes à faire preuve de responsabilité et de compromis. Faute de quoi, c’est l’ensemble du football camerounais qui risque de payer le prix fort de cette confrontation stérile. Les Lions et leurs supporters méritent mieux que cela. Il est grand temps de remettre le ballon au centre et de jouer collectif. Le temps presse.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières nouvelles

Suivez-nous !

Lire aussi