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Boris Bertolt : « dîtes à Ferdinand Ngoh Ngoh qu’il ne fasse pas l’erreur de Mebara, Abah Abah et Inoni »

Le lanceur d’alerte Boris Bertolt recommande au ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de la République Ferdinand Ngoh Ngoh de quitter le pays.

Le lanceur d’alerte Boris Bertolt dans une de ses publications de la semaine dernière à affirmer qu’un mandat d’amener a été émis contre le ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de la République (SG/PR) Ferdinand Ngoh Ngoh. Il indiquait déjà dans ses sorties que ce dernier a été convoqué par le Tribunal criminel spécial (TCS) pour répondre des accusations qui pèsent sur lui au sujet des fonds alloués pour la lutte contre le coronavirus. Cependant, celui-ci n’a daigné se rendre au TCS où il était attendu le 18 octobre 2022. Alors que les rumeurs des choses qui semblent se compliquées pour lui s’accentuent, Boris Bertolt demande au SG/PR de fuir pendant qu’il est encore temps.

Retrouvez ci-dessous la publication de Boris Bertolt

Tous ceux qui couvrent l’opération Épervier vous diront que les événements de cette semaine concernant le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh ne sont pas bons. Pas du tout. Et là c’est l’expérience journalistique qui parle.

Beaucoup de ministres sont auditionnés y compris des ministres en fonction. Mais quand vous voyez déjà rumeurs d’arrestation, audition, pas audition, mandat et autre. Quand vous voyez l’opinion en alerte sur votre cas. Quand on débats sur vous sur ce que pense Paul Biya. Mon frère si tu es sage il faut fuir rapidement.

Lisez bien ce qui est arrivé à ces trois hautes personnalités qui sont aujourd’hui toutes à Kondengui.

1) JEAN MARIE ATANGANA MEBARA. Quand il quitte le secrétariat général de la présidence de la République, pour le ministère des Relations Extérieures, la rumeur sur son arrestation court déjà. En réalité son dossier est déjà bouclé et ficelé. Paul Biya ne veut pas l’humilier. Toujours dans l’endormissement il le nomme MINREX. Quand il sort du gouvernement son arrestation est quasi certaine. Il est le seul à ne pas le savoir.

Il veut aller en Europe pour rendre visite à sa famille et faire un Check up. Il demande la permission au président de la République. Paul Biya donne son accord et le fait recevoir par le directeur du cabinet civil, Martin Belinga Eboutou au nom de Paul Biya. Belinga Eboutou informe Jean Marie Atangana Mebara que le Paul Biya a donné son accord et lui demande de se tenir prêt pour de nouvelles missions. La rumeur de son interpellation future court dans les médias.  Les sources de Mebara lui demandent de ne plus revenir au Cameroun. Mebara indique qu’il a toujours la confiance du chef de l’Etat qui d’ailleurs lui a promis de nouvelles missions. Quand il est revenu on l’a arrêté.

2- POLYCARPE ABAH ABAH. Les rumeurs de son arrestation courent. Abah Abah est dans sa résidence à Efoulan. Il ne sort plus mais travaille sur des dossiers qui lui ont été confiées par Paul Biya. La Météo et la Nouvelle ont déjà annoncé son arrestation.

Deux de mes confrères se rendent à la résidence d’Abah Abah. Quand ils sonnent le vigile les reçoit. Ils se présentent il disent qu’ils veulent voir le patron. Le vigile va rendre compte au patron. De manière très courtoise Abah Abah les reçoit. Assis à table, Abah Abah lance: «  j’imagine que vous êtes venus voir si j’ai été arrêté ? ». Les joue et lui même se mettent à rigoler. S’en suit une longue conversation. Abah Abah dit que tout ça c’est une rumeur et un cabale alimentée par Edgard Alain Mebe Ngo’o son ennemi juré à l’époque. Il confie alors aux journalistes que la preuve que tout cela ce sont des rumeurs c’est qu’il est en train de travailler sur un dossier confié par le chef de l’Etat.

En effet quelques jours avant, Polycarpe ABAH Abah s’est rendu à Mvomeka. Il a rencontré Paul Biya. Il se plaint que des gens annoncent son arrestation. Il dit au président comment il a réformé les finances. Paul Biya l’écoute et lui dit en patois: «  Tu es mon fils. Est-ce qu’un père peut arrêter son fils. Je sais tout ce que tu as fait pour nous et l’Etat. Laisse ces gens parler. Moi meme je ne m’intéresse pas à eux. D’ailleurs voici de nouveaux dossiers que je te confie »

Ces dossiers étaient bidons. Après le départ des journalistes, Polycarpe Abah Abah est arrêté 10 jours après.

  1. INONI EPHRAÏM: quelques mois avant son arrestation l’ancien premier ministre veut une permission pour aller se faire soigner aux États-Unis. Paul Biya instruit Belinga Eboutou de trouver une résidence à Yaoundé pour INONI, illico presto arguant que son premier ministre ne peut pas venir à Yaoundé et dormir ailleurs. Le DCC sur instruction de Paul Biya recoit Inoni. Il lui fait savoir que président marque son accord pour qu’il aille aux États-Unis pour se faire soigner.Belinga Eboutou indique même en plus que le chef de l’Etat a fait savoir qu’à son retour il compte sur lui pour la redynisation du RDPC dans la zone anglophone.

Aux États Unis les  sources d’Inoni l’appellent et disent : «  Massa Don’t back again. That Pa’a go catch  you ». INONI tres sur de lui et fort de sa réception et discussions avec le DCC répond que ce sont des fausses rumeurs. Il passe son séjour et quand il rentre quelques semaines plus tard et est arrêté.

En prison Inoni pleure tous les jours. Je rencontre l’un des prisonniers politiques qui me dit : «  Voilà Inoni là bas. Lui il passe son temps ici à pleurer  tous les jours »

 

 

 

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