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Massacre de Ngarbuh: les coupables aux arrêts

Le Communiqué de la présidence annonce des militaires aux arrêts et leurs complices en fuite.

Si le communiqué du secrétaire général de la présidence de la république ne présente pas les excuses du gouvernement camerounais aux personnes «coupables» selon lui de la déstabilisation du Cameroun, au motif du compte-rendu du rapport de human rigthts watch, il ne se prive pas du devoir de transparence en livrant les noms des responsables du crime de Ngarbuh.

Ainsi, en premier arrive le Chef de bataillon Nyiangono Ze Charles Eric, Commandant du 52ème Bataillon d’infanterie motorisée (Bim) basé à Nkambe.

«Connaissant pourtant la sensibilité de la zone de Ngarbuh, où existent de vives tensions intercommunautaires, il n’a pas personnellement supervisé l’opération menée par ses hommes», constate le rapport d’enquête.

Le sergent Baba Guida, lui, en menant les opérations de terrain, a outrepassé les consignes à lui données à savoir la «reconnaissance».

L’homme a par ailleurs «associé des civils armés à une opération militaire»; et en plus, le chef des opérations «n’a pas maîtrisé ses hommes au cours de ladite opération, a ordonné l’incendie de maisons et volontairement travesti le compte rendu de l’opération et son bilan», selon le communiqué du Sgpr.

Quant au gendarme Cyrille Sanding Sanding, il a «a participé à une opération ayant causé la mort de plusieurs personnes et des incendies de maisons», relève le rapport.

Autant que le soldat de 1ère classe Haranga qui «a participé à une opération ayant causé la mort de plusieurs personnes et des incendies de maisons». Les mêmes reproches sont faits aux dix civils qui étaient engagés dans le groupe ayant mené les opérations de Ngarbuh 3.

Si ces derniers qui selon le journaliste et activiste Michel Biem Tong appartiennent à l’ethnie Bororo, non connus jusqu’ici et qui ont fondu dans la nature, les hommes en ténue formellement identifiés, sont sous le coup d’une procédure disciplinaire.

Le commandant Charles Erio Nyiangono Ze est libre, alors que ses hommes de main sont aux arrêts et méditent leur sort dans des cellules de la prison militaire à Yaoundé.

Le président de la République a prescrit l’exhumation des corps des victimes pour une inhumation digne; et l’identification des ayant-droit en vue de dédommagements.

Source: Nouvelle expression

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