Voici les dessous de l’interpellation de Georges Gilbert Baongla

Cameroun Actuel
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M. Georges Gilbert Baongla a été interpellé en exécution de l’avis de recherche émis le 12 mai 2026, avant d’être conduit au Secrétariat d’État à la Défense (SED), où il est entendu dans le cadre d’une enquête judiciaire.

Cette procédure fait suite à des déclarations qu’il avait publiquement tenues et que Franck Biya considère comme infondées, ce qui avait conduit à l’ouverture d’une enquête par les autorités compétentes. L’intéressé devra répondre de plusieurs chefs d’accusation, notamment cybercriminalité, diffamation et propagation de fausses nouvelles.

Convoqué auparavant par le Service central des recherches judiciaires (SCRJ) de la Gendarmerie nationale pour les besoins de l’enquête, M. Georges Gilbert Baongla ne s’était jamais présenté, multipliant, selon les enquêteurs, les moyens d’échapper à cette convocation.

D’après des sources proches de la Gendarmerie, son interpellation est intervenue à la suite d’un accident de la circulation sur l’axe Pouma–Yaoundé. Malgré une forte résistance au moment de son arrestation, les forces de l’ordre ont procédé à son interpellation alors qu’il était en route pour Limbé.

À ce stade, les autorités judiciaires ne se sont pas encore officiellement exprimées sur les suites de la procédure.

Qui est Georges Gilbert Baongla ?

Georges-Gilbert Baongla est un ancien patron de presse au Cameroun. Il déclare être le premier fils de Paul Biya. Il est le fils d’Elisabeth Baongla, sage-femme et proche de Jeanne Irène Biya lorsque Paul Biya est premier ministre. L’enfant, à sa naissance, aurait été donné comme filleul à Paul Biya.

Il crée l’organe de presse Le Démenti. Il recrute des jeunes dans son organe de presse, dont Jean-Pierre Amougou Belinga. Ils se séparent à cause de mésententes dans le partage de l’argent gagné lors de publi-reportages. Georges-Gilbert Baongla fréquente par la suite les plateaux de presse où il accuse sans filtre des personnalités, anciens collaborateurs, et dénonce divers abus.

Le 7 avril 2007, il est arrêté pour avoir diffusé des images obscènes et accusé un ministre d’homosexualité au Cameroun. Il prend 6 mois de prison à Kondengui et 500 000 FCFA d’amende. Ceci se passe à un moment à Yaoundé où, par organes de presse interposés, Tchoubet, Baongla, Amougou Belinga s’invectivent et s’accusent de diverses pratiques sexuelles et maladies. Il est expulsé à plusieurs reprises pour loyer impayé.

Baongla avait été condamné, le 26 mai 2019, par le Tribunal de première instance de Yaoundé pour escroquerie et diffamation, après plusieurs plaintes déposées par ses victimes, au rang desquelles le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguié Djibril, les ministres Laurent Esso, Jacques Fame Ndongo, Grégoire Owona et Franck Biya, le fils du Chef de l’État.

En janvier et juin 2020, sa demande de remise en liberté est refusée. Les débats avaient particulièrement été houleux entre les différentes parties. Le conseil du prévenu avait souhaité, comme lors des précédentes audiences, que les infractions soient à nouveau qualifiées, en s’appuyant à cet effet sur l’article 58 de la loi sur la communication sociale du 19 décembre 1990.

Par ailleurs, les avocats de Baongla estimaient que les droits de la défense ont été violés depuis la mise à garde à vue de leur client dès le 3 juin 2019 à la police judiciaire (PJ) de Yaoundé. Finalement, une information confirmée par plusieurs lanceurs d’alertes camerounais a annoncé sa sortie le jeudi 3 juin 2021 de la prison centrale de Yaoundé Kondengui.

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