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un an après le scandale, le groupe Orpea toujours dans la tourmente

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Le groupe Orpea est toujours dans la tourmente, un an après la sortie du livre de Victor Castanet, bouleversant pour le n°2 français du secteur.

La sortie l’an dernier du livre « Les fossoyeurs » de Victor Castanet, qui mettait au jour les pratiques scandaleuses du groupe Orpea, a précipité la maison de repos numéro 2 de France dans une tempête dont elle ne s’est pas encore remise.
En un an, Orpea a perdu plus de 90% de sa valeur boursière. L’action est passée de plus de 80 euros à environ 7 euros. Le scandale a également impacté le n°1 du secteur, Korian, qui a perdu 55% en Bourse. Au lendemain des révélations, le directeur général d’Orpea, Yves Le Masne, a été démis de ses fonctions et remplacé par le président non exécutif du conseil d’administration, Philippe Charrier. Depuis, Laurent Guillot, venu de Saint-Gobain, est devenu PDG pour conduire un plan de transformation de l’entreprise, supervisé par un conseil d’administration présidé par l’ancien directeur de la SNCF Guillaume Pepy.

9 milliards d’euros de dettes

Le groupe a fait l’objet d’une enquête administrative en février puis d’une information judiciaire en avril. Dans le cadre de la première, l’Etat a demandé au groupe Ehpad la restitution des fonds dont il l’avait doté – 55,8 millions d’euros de financements publics jugés indûment perçus. Le second travaille sur le mauvais traitement des habitants, le détournement des deniers publics et les carences liées à la gestion du personnel. Orpea – également condamné en juin pour négligence après le décès d’un habitant en 2017 – est également la cible d’une cinquantaine de plaintes de familles.

Enfin, le groupe fait face à une dette colossale de plus de 9 milliards d’euros. La Caisse des dépôts (CDC), bras armé de l’Etat, est en négociations pour pouvoir entrer au capital. Le ministre des Solidarités Jean-Christophe Combe a dit mardi « espérer » que les discussions entre les créanciers d’Orpea et la CDC puissent aboutir pour permettre l’entrée de l’Etat dans le capital du groupe. « J’ai plutôt poussé à une solution avec la CDC pour avoir un acteur institutionnel de confiance qui entre au capital et prend le contrôle du groupe, pour que nous assurons très clairement la transformation du groupe dans le sens que nous voulons », a déclaré Combe aux journalistes. « L’Etat fera tout pour assurer la poursuite » d’une manière ou d’une autre des activités du groupe.

Alors qu’Orpea avait annoncé vendredi 19 janvier un « arrêt » des discussions entre la CDC et les créanciers, son conseil d’administration a désigné Antoine Gosset-Grainville comme médiateur pour reprendre les discussions.

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