Environ 500 kg de cannabis saisis et cinq suspects interpellés : c’est le bilan d’une opération menée par la Compagnie de gendarmerie de Monatélé à Obala.
Exploitant un renseignement sur un ravitaillement présumé en stupéfiants, les gendarmes ont simultanément investi les quartiers Mboa, Haoussa et Chauffeur. À Mboa, cinq sacs de 100 kg de cannabis auraient été découverts dans une chambre aménagée pour la vente.
Au quartier Chauffeur, les forces de l’ordre indiquent avoir démantelé un fumoir et saisi divers accessoires de consommation de stupéfiants. L’opération a été conduite par le capitaine Malick Baourou, sous la coordination du colonel Désiré Joseph Nguele. Les cinq suspects devraient être présentés à la justice à Monatélé.
Les chiffres de la consommation de drogue chez les jeunes grimpent au Cameroun. Les dernières statistiques du Comité national de lutte contre la drogue parlent de 15 % des jeunes Camerounais qui sont consommateurs. Et d’après le Comité la situation peut s’empirer dans les jours qui suivent. Pour lutter contre ce fléau, il pense qu’il faut miser sur la sensibilisation.
Il faut indiquer qu’en 2025, à la faveur de la journée internationale contre l’abus et le trafic des drogues, célébrée le 26 juin, la Commission des droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) rapportait que « 21 % de la population camerounaise en âge scolaire a déjà consommé de la drogue ». De ces chiffres, 10 % des jeunes étaient des consommateurs réguliers de drogue, dont 60 % âgés de 20 à 25 ans, « avec une prévalence de 15 % plus élevée en milieu scolaire ».
La CDHC indiquait par ailleurs que les « substances primaires » les plus utilisées sont : le cannabis (58 %) associé au tabac, le tramadol (44 %) « devenu incontournable pour les conducteurs de motos-taxis (…) à l’origine de graves accidents de circulation », la cocaïne (12 %) ; les solvants (7 %), et l’héroïne (5 %). La Commission s’inquiétait donc de ce que « Cameroun est considéré comme un importateur majeur et un point de transbordement pour le cannabis produit localement et acheminé vers d’autres pays africains, notamment vers le Nigeria ».

