Les travaux engagés sur la Nationale N°3 entre Yaoundé et Douala se poursuivent simultanément sur les tronçons Boumnyebel-Sombo et Edéa-Dibamba, avec pour objectif immédiat d’améliorer une route dont l’état critique pénalise quotidiennement les usagers.
Alors que la reconstruction complète de cet axe vital se fait toujours attendre, le ministère des Travaux publics du régime Biya mise sur des interventions de maintenance pour maintenir un niveau de service minimal.
Un choix qui alimente la controverse, d’autant que le projet d’autoroute Yaoundé-Douala, censé résoudre définitivement le problème de déplacement, demeure largement à l’abandon.
Sur le terrain, l’entreprise en charge des travaux opère depuis plusieurs jours sur deux fronts. Dans la zone de Mahole, entre les PK 119 et 122 de l’axe Edéa-Dibamba, les équipes procèdent au traitement intensif des nids-de-poule et à la réfection de la chaussée.
Les mêmes opérations sont menées entre Boumnyebel et Sombo, où les segments instables ont été corrigés sur recommandation du maître d’ouvrage. Un relevé complet du linéaire a toutefois mis en lumière des dégradations plus étendues, conduisant à la prescription de travaux supplémentaires, notamment entre Boumnyebel et Yaoundé.
Ces interventions progressent malgré un contexte administratif tendu. L’entreprise fait face à des retards de paiement, une difficulté récurrente qui affecte la fluidité de nombreux projets publics. En dépit de ces obstacles, les équipes poursuivent leurs opérations, permettant une amélioration ponctuelle de la circulation.
Mais ces avancées restent fragiles et essentiellement palliatives, tant la route souffre d’un vieillissement structurel qui dépasse les simples réparations de surface.
Si ces travaux permettent de rendre l’axe momentanément praticable, ils révèlent surtout l’absence d’une stratégie claire sur le long terme. Le recours constant aux rafistolages, alors que l’autoroute censée remplacer la Nationale N°3 stagne depuis des années, alimente la frustration des usagers et interroge sur les priorités du ministère.
Cette gestion par petites touches maintient la route à flot, sans répondre à l’urgence de moderniser durablement un corridor économique essentiel à l’ensemble du pays.
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