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Révocation du permis d’exploitation d’Orano au Niger : vers une nouvelle donne pour l’uranium

Le gouvernement nigérien a décidé de révoquer le permis d’exploitation du gisement détenu par la société française Orano. Dans un communiqué publié jeudi 20 juin 2024, le groupe français a précisé qu’il prenait « acte de la décision des autorités », qui intervient quelques jours après l’annonce de la reprise des opérations de développement de ce gisement.

Orano a récemment annoncé la reprise des activités d’exploitation du gisement d’uranium d’Imouraren au Niger, environ dix ans après leur suspension. Cependant, le plan de redémarrage proposé n’a pas reçu l’aval des autorités nigériennes.

La prochaine étape pourrait être la réattribution du projet à une autre société, potentiellement la compagnie nucléaire russe ROSATOM. Depuis le coup d’État de juillet 2023, la junte au pouvoir à Niamey s’est en effet rapprochée de Moscou, et des discussions seraient en cours pour l’arrivée de ROSATOM sur le marché de l’uranium nigérien.

« Les conditions actuelles du marché, avec une hausse favorable du cours de l’uranium, permettent d’envisager à nouveau une mise en exploitation d’Imouraren. Tenant compte du contexte, et en réponse à la sollicitation des autorités, Orano avait soumis à l’État du Niger une proposition technique concrète permettant cette mise en valeur le plus rapidement possible », indique Orano.

Pour rappel, Orano avait annoncé la reprise des activités à Imouraren environ dix (10) ans après leur suspension en 2015, dans un contexte mondial marqué par la baisse des prix de l’uranium.

Le groupe français n’est d’ailleurs pas le seul à avoir pris une telle décision, une coentreprise entre l’État nigérien et la Chine, la Société des mines d’Azelik (SOMINA), ayant également indiqué en mai se préparer à reprendre la production d’uranium interrompue en 2014.

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