La filière cacao-café était à l’ordre du jour de la 3ème édition du forum « le mercredi de la Pme » qui s’est tenu mercredi 14 décembre 2022 à Douala.
Et si c’était le chaînon qui manquait dans le processus de relance de la filière cacao-café. Mercredi 14 décembre 2022 , ses différents acteurs que sont les représentants des producteurs, acheteurs, transformateurs, chambre consulaire et ministère du Commerce auquel s’est joint Afriland First Bank, se sont retrouvés à l’occasion de la 3ème édition du forum « Le mercredi de la Pme » pour explorer les voies et moyens de la relance de cette filière. Afriland First Bank entend ménager ses efforts et ses ressources pour soutenir cette relance.
Cet investissement commence par ce forum qui est « un forum de réseautage entre acteurs d’une filière qui interagissent entre eux. On a choisi de réunir l’ensemble de nos clients et non clients qui sont dans le même secteur d’activité et qui sont complémentaires afin qu’ils échangent sur les problématiques de leur secteur.
Pour cette édition nous avons choisi le secteur du cacao parce que, comme je l’ai dit tout à l’heure, c’est un secteur qui aujourd’hui est en train d’être négligé mais il reste un secteur important pour l’économie camerounaise. En 2021 il a apporté 295 milliards de devises qu’il a apportés à l’économie camerounaise. Ce qui est extrêmement important pour cette économie.
La deuxième est que nous sommes en pleine campagne cacao café, donc il était important qu’ensemble, on voit avec les différents acteurs du secteur, ce qui peut être fait, ce qui peut être amélioré pour que leur secteur soit plus productif », explique Richard Chedjou, directeur corporate à Afriland First Bank. Cet appui se manifestera de quatre manières au moins.
«D’abord les producteurs que nous finançons sous forme d’avance sur stock. Ça veut dire que vous avez un producteur qui a un champ de 30 hectares et qui veut faire 10 autres hectares. On peut le financer en lui donnant des financements sur le moyen terme. On peut également les financer pour l’achat des intrants, parce qu’ils peuvent parfois avoir des difficultés pour avoir des engrais.
On peut le financer sous réserve qu’ils respectent un certain nombre critères que la banque met en place pour les financements. Le deuxième pan, ce sont des coopératives agricoles qui regroupent plusieurs personnes du même secteur d’activité.
On les finance pour avoir de la logistique ; on les finance en leur donnant des avances sur stock lorsqu’ils ont besoin d’argent pour réaliser des champs. Le troisième volet, ce sont des exportateurs de fèves. Pour ces derniers, on leur donne des avances sur stock. On peut leur donner des escomptes et bien d’autres financements», a-t- il déroulé.
D’autres solutions ont été présentées au cours de cette rencontre. Notamment la nécessité de changer les habitudes alimentaires des populations afin qu’elles intègrent la consommation du cacao et du café local, plaide Armand Fondjo, directeur général de l’Uccao. Aussi, conseille-t-il un mécanisme de financement approprié et structuré sur la chaîne de valeur.
Après la chute de cette filière après la libéralisation du secteur dans les années 1995, l’on relève une nette embellie de la filière depuis quelques années.
« Il y a trois à quatre ans, quand on parlait du cacao du Cameroun, on parlait du smoke coco, en référence à ce cacao à l’odeur de fumé. Mais nous avons constaté que tout cela est en train d’être derrière nous. L’état a introduit une prime à la qualité qui est une prime qui est versée aux producteurs sur le marché du cacao de grade 1.
Depuis que cette prime a été introduite lors de la campagne 2017-2018, on remarque effectivement une évolution des quantités de cacao de grade 1 qui sont mis sur le marché international, ce qui permet donc aujourd’hui de redorer l’image notre cacao sur le marché international. De ce point de vue, notre filière se porte bien », se réjouit Narcisse Olinga, sous-directeur des échanges commerciaux au ministère du Commerce.
Blanchard BIHEL

