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Rapport de Ngarbuh : Joshua Osih questionne le mode de recrutement des militaires camerounais

Le premier vice-président du  Social démocratic front, le principal parti de l’opposition camerounais vient de pondre un communiqué où il questionne l’opportunité de la pertinence de l’option militaire dans le nord-ouest et le sud-ouest.

Dans un communiqué qui date du 24 avril 2020 et signé de Joshua Osih, le premier-vice-président du Sdf, le parti de la balance dit prendre acte « du rapport de la commission d’enquête sur les massacres de Ngarbuh survenus en février dernier ; rapport qui établit l’implication de certains éléments de nos forces de défense et de sécurité ».

Pour le parti de John Fru Ndi, si l’on « s’en tient uniquement à ce rapport, le moins que l’on puisse dire est qu’il révèle des dysfonctionnements majeurs enregistrés au cours de la funeste opération notamment au sein du commandement militaire », lit-on ici. Ainsi,  « de façon globale, force est de constater également à la lecture de ce rapport que c’est une affaire qui questionne la qualité des enquêtes de moralité qui devraient logiquement précéder les recrutements au sein de nos forces de défense et de sécurité ainsi que leur formation ».

22 morts

Au passage il s’interroge sur le rôle joué par les militaires depuis le début de la guerre. «  Ce rapport interroge également les véritables missions qui leur sont assignées au cours des différentes opérations dans les deux régions du Nord-ouest et du Sud-ouest », écrit Joshua Osih. On se souvient quand février 2020 alors que l’Onu et certaines Ong parlent de plus de 22 morts, le gouvernement camerounais évoque alors 5 morts. Aujourd’hui, il y a une évolution dans les chiffres de Yaoundé note le Sdf.

« Le gouvernement compte aujourd’hui 13 morts civils et 5 parmi les séparatistes. Une évolution. Dans ses différents communiqués de février dernier, le gouvernement ne reconnaissait pas plus de 5 morts civils. Bien plus, contrairement à ce qui avait été déclaré à savoir que le feu déclenché sur les maisons était dû à l’explosion d’une réserve de carburant au cours des combats, le gouvernement de la République reconnaît dans ce rapport que les soldats ont délibérément mis le feu pour effacer les preuves », conclut Joshua Osih.

 

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