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Que devient le projet de reconstruction de l’axe Babadjou-Bamenda ?

A la faveur d’une concertation technique en rapport avec les indemnisations des riverains, la Cellule de communication du ministère des Travaux publics vient de rendre public quelques statistiques.

« Les choses bougent, et elles ne vont plus s’arrêter… » Rassure Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux publics (Mintp) à cet effet. Perturbés pour des raisons de non libération des emprises par les populations le long de la section Bamenda qui s’étend sur un linéaire de 12 km, les travaux de réhabilitation des 52 km reliant les localités de Babadjou (Ouest) et Bamenda (Nord-Ouest) reprennent progressivement.

Voilà ce qu’il faut retenir de la concertation qu’a présidée Emmanuel Nganou Djoumessi, avec les responsables locaux de la Banque mondiale et l’administration locale. Au terme des assises, précise le service de la communication du Mintp, l’enveloppe des indemnisations pèse près de 6 665 049 586 Fcfa.

Statistiques en appuis, le montant estimé va permettre de délocaliser 467 habitations. 261 terrains sont touchés dont 64 cas ont été inventoriés dans la catégorie destruction des cultures. 03 forages subiront l’impact des travaux et 04 tombes seront déplacées. « Le ministre des Travaux publics a instruit d’afficher les résultats de l’audit assortis des indemnisations, afin de garantir la clarté de l’opération et d’éviter des doublons », renseigne-t-on.

Routes de bonne facture

Techniquement, le projet comporte quatre sections. Notamment, Babadjou- Welcome to Bamenda (35,05 km) divisée en deux lots. D’une part, Babadjou- Matazem (17 km) et d’autre part, Matazem-Welcome to Bamenda (18 km). La deuxième section évalué à plus de Fcfa 37 milliards quant- à elle est divisée en deux parts : Voie de contournement de la falaise de Bamenda (4,930 km) en 2×2 voies et Ecole des champions-Agence de voyage Amour Mezam-Junction-finance.

Mais aussi Junction–veterinaty-Junction (12 km) en 2×2. Pour l’heure, l’entreprise Bun’s qui venait de gagner une part du marché s’est déjà mobilisée sur la section qui lui a été attribuée. En attendant les travaux de terrassement lourds, les usagers peuvent déjà circuler sur plus de 10 km de route.

Soulignons, qu’au moment de la suspension des travaux sur site il y a 04 ans en cause, les attaques attribuées à des bandes armés le taux d’avancement global par l’entreprise de Btp Sogea Satom affichait 13,5 %. De façon réelle, dans sa formulation, la Stratégie nationale de développement considère le stock de routes de bonne facture comme un des éléments moteurs qui influence la croissance économique du pays et la création des emplois décents.

Le modèle de simulation de l’impact des routes sur la croissance économique du Cameroun est développé et mis en œuvre chaque année au Mintp qui le traduit avec brio à travers le renseignement sur le taux de croissance annuel qu’induit la route dans les différents secteurs de la santé économique du pays. 06 % pour le secteur primaire entre la période 2010-2020 ; 1,8 % pour le secteur secondaire et 4,2 % pour le secteur tertiaire. De ce fait, le programme de construction du réseau routier vise d’ici 2025, à augmente la fraction de route bitumée et à désenclaver les zones frontalières du Cameroun.

Le Messager

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