Pour Adamou Koupit (UDC), Paul Biya n’a pas pu garder l’héritage laissé par son prédécesseur Ahmadou Ahidjio

Sonia Same
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Le député de l’UDC Adamou Koupit compte de nombreuses ressources, variées et complémentaires, laissées par le président Ahmadou Ahidjo.

Les émissions dominicales de ce 8 novembre 2026 ont porté comme thème de ce jour les 44 ans de règne du président Paul Biya au Cameroun. Sur le plateau de Libre Expression d’Info TV, le député Adamou Koupit de l’Union démocratique du Cameroun (UDC) trouve qu’il n’a pas su conserver l’héritage de son prédécesseur Ahmadou Ahidjo.

« Tout le monde sait qu’à l’époque d’Ahidjio il existait toujours des velléités, mais il n’y avait pas de guerre au NOSO. Aujourd’hui, l’unité nationale, nous ne la vivons plus pleinement, puisqu’une bonne partie du territoire camerounais compte des populations qui ne veulent plus faire partie de cette unité et qui ont pris les armes.

Deuxièmement, les ressources nombreuses, variées et complémentaires. Cela, nous pouvons dire que le président l’a maintenu, puisque nous n’avons pas constaté leur disparition. Même si, ces derniers temps, nous pouvons dénoncer les exportations frauduleuses d’or camerounais, nous pouvons tout de même dire qu’il n’a pas bradé de manière substantielle les ressources que le président Ahidjo lui a laissées », déclare-t-il.

Le député Adamou Koupit affirme qu’Ahmadou Ahidjo a laissé le Cameroun avec une économie en expansion continue. Cependant, avec le règne de Paul Biya, l’élu de la nation voit que le pays est devenu pauvre et très endetté.

« Lorsqu’on parle d’une économie en expansion continue, il n’y a pas de meilleur indicateur que le taux de croissance. L’expansion économique se mesure notamment à travers cet indicateur.

Quel était le taux de croissance en novembre 1982 ? Toutes les organisations qui produisaient des statistiques économiques fiables faisaient état d’un taux de croissance de 7,56 %. Aujourd’hui, nous courons derrière les 3 %. Lorsqu’une économie affiche un taux de croissance de 2,7 %, peut-on véritablement parler d’une économie en pleine expansion ?

D’ailleurs, c’est cette dynamique qui a permis à la Banque mondiale de classer le Cameroun parmi les économies à revenu intermédiaire, autrement dit parmi les pays que nous qualifions aujourd’hui de pays émergents. Mais le président a conduit notre pays vers une autre situation : nous sommes passés du statut de pays à revenu intermédiaire à celui de pays pauvre très endetté… », déclare-t-il sur le plateau de Libre Expression.

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