La militante du PCRN Alerte Njoh Poupa rappelle qu’en 1982, le Cameroun était dans le top des pays africains.
Pour le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), les 44 ans de règne du président de la République Paul Biya sont catastrophiques. Invitée à l’émission Dash Talk de Dash Media, la militante du PCRN, Alerte Njoh Poupa l’affirme.
« La vérité, c’est que ces 44 ans sont beaucoup plus pour nous comme un signe de malheur. On ne peut pas se leurrer. C’est un signe de dégoût. Je ne sais pas si on peut exprimer autre chose. Lorsque le président de la République prend le Cameroun en 1982, nous sommes un pays qui est dans le top des pays africains, c’est-à-dire qu’en matière de développement, on nous situe dans 20-30 ans comme des pays qui vont être au niveau de la Corée du Sud, de la Chine et peut-être des pays qui vont sortir du sous-développement, qui vont devenir émergents. C’était les estimations qui étaient faites.
L’excuse qui nous a été donnée, c’est qu’en 1990 on a eu une grosse crise qui a frappé tous les pays du monde et le Cameroun n’a pas fait exception. Malheureusement on a vu des pays comme le Nigeria connaître également cette crise. Sauf qu’entre les années 90 et aujourd’hui, le Nigeria a pu se redresser et redevenir la première puissance. Ce que nous avons fait, c’est de reculer et de se maintenir à la 14ᵉ place », a-t-elle déclaré.
Le bilan dressé par Alerte Njoh Poupa du PCRN est similaire à celui qui est fait par le président du National du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple (MP3). Dans une déclaration en circulation sur la toile, il parle de 44 ans de promesses non tenues.
« Le 6 novembre 2025, à l’occasion de sa prestation de serment, le chef de l’État s’engageait solennellement devant la Nation à ne ménager aucun effort et à œuvrer sans relâche pour l’avènement d’un Cameroun uni, stable et prospère. Le président Paul Biya promettait notamment de placer les jeunes et les femmes au cœur de son action tout au long du nouveau septennat… La promesse pour les jeunes s’est envolée ! Le plan spécial de promotion de l’emploi des jeunes, annoncé « dès les premiers mois du septennat », n’a fait l’objet d’aucun bilan public. Les 50 milliards de francs CFA inscrits au budget de l’année 2026 demeurent une ligne sans visibilité, et la place que l’on a fait miroiter aux jeunes dans le gouvernement comme à la tête des entreprises publiques reste lettre morte… Nos femmes et nos enfants sont livrés à la mort ! Plus de 70 femmes ont perdu la vie sous les coups de leurs proches et conjoints depuis le mois de janvier 2026. Un nouveau gouvernement est toujours en attente… Notre économie est à bout de souffle… Frères, sœurs camerounais… À l’immobilisme, opposons le mouvement. À l’inaction, imposons l’engagement. Au statu quo, actons le changement », a-t-il écrit.

