Meurtres de Kousséri: Issa Tchiroma Bakary « c’est inadmissible et inacceptable ! »

Sonia Same
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Depuis la Gambie, Issa Tchiroma Bakary condamne le meurtre de deux civils survenu lors d’une opération des forces de sécurité dans la ville de Kousseri, à l’Extrême-Nord.

Depuis la survenue de cette tragédie, Issa Tchiroma Bakary, qui continue de s’adresser aux Camerounais comme le président élu de la dernière présidentielle, n’avait pas encore fait de sortie. Ce 25 juillet 2026, il a rendu public un communiqué dans lequel, il dénonce et condamne ce qui s’est passé à Kousséri, le 22 juillet dernier.

Retrouvez ci-dessous le dit communiqué

Camerounais,Camerounaises,

Mes chers compatriotes,

Le mercredi 22 juillet 2026, le sang de deux de nos concitoyens a de nouveau coulé ! Cette fois-ci, à Kousseri, dans l’Extrême Nord de notre pays. C’est inadmissible et inacceptable !

Mes pensées vont à la mémoire de ces deux compatriotes ainsi qu’à leurs familles dont je partage la peine et que j’assure de ma totale compassion.

Comme j’ai déjà eu à le dire dans le passé, une police qui réprime sans limite et qui, au lieu de préserver des vies, tue sans sommation, n’est plus une police républicaine.

Aucun motif légal, aucune légitime défense ne pouvait en l’espèce consacrer un véritable permis de tuer, un droit d’ôter la vie à des civils marchant à mains nues.

A l’instar de milliers de jeunes compatriotes qui croupissent en prison avec pour seul crime la revendication de la vérité des urnes à l’issue de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, la tuerie de Kousseri montre à quel point le régime usurpateur pousse ses complices à l’intérieur de nos services de sécurité à poser des actes qui déshonorent notre police.

Ces jeunes patriotes emprisonnés n’ont pas leur place derrière les barreaux, pas plus que les nombreux prisonniers politiques que ce régime prive de liberté pour tenter de les réduire au silence. J’en appelle une fois de plus à leur libération immédiate et sans condition, et à leur indemnisation comme celle des familles de toutes les victimes de la crise post-électorale.

Notre jeunesse et le peuple camerounais dans son ensemble méritent mieux qu’un Etat qui a démissionné de toutes ses fonctions régaliennes et qui maintient un usurpateur à sa tête.

Le Président dignement et démocratiquement élu que je suis veillera à ce que cesse l’impunité de certains éléments égarés de notre police et de nos forces de défense et de sécurité en général, et à ce que triomphent le professionnalisme des femmes et des hommes en uniforme, ainsi que l’État de droit et des espaces de liberté.

 

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