Après 48 h de vives tensions suite à la mort de deux civils tués lors d’une opération des forces de sécurité, la ville de Kousseri, dans le Logone-et-Chari, a progressivement retrouvé le calme. Pour rétablir l’ordre public, le commandement a dépêché des éléments du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR).
Déployés dans les points sensibles de la ville, ils ont sécurisé les axes et appelé les populations au calme. Dans un message adressé aux habitants, les soldats du BIR les invitent à faire confiance à la justice afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de ce drame. La ville retrouve progressivement une vie normale.
Le 22 juillet 2026, dans le quartier Wally Fourdou à Kousseri, une simple intervention policière a viré au drame, plongeant une partie de la population dans la colère et l’incompréhension.
Selon les premières informations, des éléments de l’ESIR, engagés dans une opération visant à lutter contre la consommation de drogue, auraient fait usage de leurs armes à feu, entraînant la mort de deux jeunes.
La première victime, identifiée sous le nom d’Abba, a été retrouvée dans une habitation située au quartier Fourdou. Son corps a ensuite été remis à sa famille. La seconde victime a été conduite par des habitants jusqu’au commissariat du 117, où son décès a été constaté.
Face à cette bavure présumée, des habitants du quartier sont descendus spontanément dans les rues pour manifester leur mécontentement. Des manifestants ont incendié plusieurs pneus dans la soirée sur l’axe reliant le commissariat du 117 au camp des sapeurs-pompiers du 118.
La Gendarmerie Nationale est intervenue le jeudi 23 juillet 2026 pour éteindre les derniers foyers d’incendie allumés par les manifestants sur les grands axes routiers, permettant ainsi de dégager la voie publique et de rétablir la circulation.
Le Bataillon d’Intervention Rapide (BIR), déployé en renfort, est ensuite intervenu pour sécuriser la ville et rétablir l’ordre public. Les éléments du BIR ont également appelé les populations au calme, à la retenue et à faire confiance aux autorités judiciaires, afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame.
Bien que le climat social s’apaise, la prudence reste de mise. Les forces de défense, de sécurité et de maintien de l’ordre demeurent en état d’alerte maximale et maintiennent un dispositif de veille dans plusieurs points stratégiques de la ville afin de prévenir tout regain de tension et garantir la sécurité de tous.

