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Le SDF confronté à une nouvelle intimidation lors d’une tournée électorale dans la région du Sud

Une nouvelle manifestation d’intimidation politique a éclaté au Cameroun alors que le Front social-démocrate (SDF) tentait d’effectuer une tournée d’évaluation en vue des élections de 2025. Dimanche dernier, le président du SDF, Joshua Osih, accompagné d’une délégation de militants, s’est vu barrer l’entrée de la région d’origine du président Paul Biya par des jeunes pro-RDPC.

L’incident s’est déroulé dans la subdivision de Biwong Bulu, à environ 31 kilomètres d’Ebolowa, la capitale régionale du Sud. Malgré l’autorisation accordée par le préfet, la délégation a été stoppée dans le village de Nsongkwe, le long de la route reliant Ebolowa et Biwong Bane, par des jeunes en colère arborant le drapeau camerounais.

Ces derniers ont justifié leur blocus en affirmant que la région était un bastion du RDPC, le parti au pouvoir, et qu’elle n’était pas appropriée pour la visite de membres de l’opposition. Pendant des heures, la délégation est restée bloquée, avec la présence de gendarmes qui n’ont pas pris de mesures pour résoudre la situation.

Même l’intervention du commandant de la compagnie de gendarmerie et l’appel au préfet de Biwong Bulu n’ont pas réussi à lever le blocus. Finalement, après trois heures d’attente, les militants du SDF ont dû rencontrer la délégation à Nsongkwe.

Malgré cet incident, Joshua Osih a maintenu une approche pacifique et a exprimé sa gratitude envers les manifestants pour leurs actions. Cependant, cet événement soulève des questions sur la réaction qu’aurait suscitée une telle situation si les rôles étaient inversés, avec l’opposition bloquant les activités du RDPC.

Cette intimidation politique s’inscrit dans un contexte plus large de répression contre les partis d’opposition au Cameroun. Des actes similaires ont été perpétrés contre le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (CRM) lors des élections présidentielles de 2018, et le SDF lui-même a été la cible de répressions depuis sa création en 1990.

Ces incidents, souvent accompagnés de la complicité des forces de sécurité, mettent en lumière les défis auxquels est confrontée l’opposition politique dans le pays.

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