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Le Cameroun échappe à une rupture des médicaments et vaccins

La suspension temporaire de l’application du Pecae dans ce secteur permettra à l’Etat de mieux se préparer et de se réajuster pour éviter les tensions de stocks.

Entre le 15 novembre et le 15 décembre 2021, l’approvisionnement du Cameroun en médicaments importés a connu des perturbations. A l’origine, l’application du Programme d’évaluation de la conformité avant embarquement (Pecae) de toutes les marchandises importées au Cameroun, décidée par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, via le décret du 31 mai de la même année.

« Certains médicaments étaient déjà en rupture de stocks », regrette le président de l’Ordre national des pharmaciens du Cameroun, Dr Franck Nana.

Fort de ce constat, la suspension temporaire pour une durée de trois mois de l’application de cette mesure dans le secteur des médicaments et consommables médicaux essentiels destinés à la santé publique a été actée le 23 décembre par le directeur de l’Agence des normes et de la qualité (Anor), au terme d’une réunion entre cette institution, le ministre de la Santé publique et l’Ordre des pharmaciens du Cameroun.

Pendant cette période, les différentes parties prenantes, devront tenir des concertations afin de trouver une procédure adaptée à ce secteur spécifique dans le cadre du Pecae.

En effet, l’application de ce Programme dans son format initial exposait le Cameroun à une rupture prolongée de médicaments et vaccins.

« Nous ne produisons pas plus de 5% des médicaments que nous consommons au Cameroun. L’immense majorité des médicaments que nous utilisons sont importés. Les produits menacés de rupture étaient l’insuline -prescrite aux diabétiques-, les médicaments pour maladies chroniques comme l’hypertension et des vaccins. Or la maladie n’attend pas et plusieurs personnes pouvaient se retrouver bloquer à l’aéroport faute de certains vaccins nécessaires pour voyager », explique le président de l’Ordre national des pharmaciens.

En attendant que les trois mois s’écoulent, pas beaucoup d’inquiétudes à se faire car, les médicaments prescrits pour les patients sont importés au travers d’une chaîne logistique dûment tracée par le ministère de la Santé publique.

Par ailleurs, « ces médicaments obéissent au respect des normes pharmaceutiques internationales et de la règlementation nationale au travers des autorisations de mises sur le marché qui en font foi », rassure le Dr Franck Nana.

Mutations

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