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La ville de Douala devient-elle un foyer de l‘insécurité ?

Entre agressions à main armée, meurtres, assassinats et le phénomène des microbes, la ville de Douala commence à inquiéter ses habitants.

Alors qu’on n’a pas fini avec les agressions, les meurtres, les assassinats, voici que Douala doit aussi prendre au sérieux la menace des microbes.

« L’insécurité à Douala a atteint son apogée ces derniers temps » ; « Nous sommes déjà au Far- West ?» « Vivre à Douala est devenu compliqué. On se croirait dans les films où bandits et policiers se tirent dessus, sauf qu’ici, c’est à balles réelles », réagissent des internautes dont les propos sont relayés dans l’édition du 21 septembre 2022 du quotidien Mutations.

Cas d’insécurité

Par exemple, le 16 septembre 2022 il y a eu des coups de feu tirés au lieudit Pont Joss Besseke non loin du quartier Akwa. Un policier anti gang a été blessé au cours d’une fusillade qui s’est produite au lieu susmentionné. Celui-ci s’était lancé à la poursuite d’un gang de présumés malfrats qui revenaient d’un cambriolage chez un expatrié. La tentative de cambriolage aurait mal tourné.

«Alors qu’ils se sont retrouvés coincés dans les embouteillages, ces malfrats cagoulés qui se trouvaient à bord d’un véhicule sont sortis et ont tiré des coups de feu dans l’air.  Ils ont ainsi semé la panique pour disperser les autres usagers sur la voie avant de poursuivre leur course folle » a raconté un témoin.

Autre exemple éloigné dans le temps. Le 02 décembre 2019 en plein cœur du quartier Bonanjo, David Kegne, caissier de la société Santa Lucia de Ange Raphaël est abattu en pleine rue par des brigands.

« L’homme qui a ouvert le feu en tirant deux balles à bout portant (dont une à la poitrine) emportera les 2 sacs que tenait le défunt. La somme de 20 millions Fcfa, un plastique de Yaourt et le dossier de la moto appartenant à la victime seront emportés. Antoine Fonou, caissier de Santa Lucia Akwa Nord qui se trouvait lui aussi à bord de la moto que conduisait David Kengne, recevra trois balles», raconte Mutations.

Gendarmerie nationale

La gendarmerie nationale de son côté a décidé de se mobiliser pour lutter contre l’insécurité qui prend des proportions inquiétantes à Douala.

« Des mesures sont également prises. Selon le colonel Pierre Aimé Bikélé, commandant de la légion de gendarmerie du Littoral, 13 gendarmes gèrent les appels de détresse au Centre opérationnel, et le travail se fait en collaboration pour produire, toutes les semaines, au moins deux fois, les bouclages. Des opérations qui, note-t-il, ont montré leur efficacité. Le renseignement prévisionnel, les patrouilles, les descentes de police, les planques, les opérations coups de poing et même les rafles sont généralement utilisés par la police, en fonction des objectifs recherchés », rapporte Mutations.

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