Malgré les rumeurs, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) n’a pas encore rendu de verdict qui destituerait Samuel Eto’o Fils de la présidence de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot).
Par Paul Sabin Nana
Cependant, plusieurs affaires liées à la gouvernance de la Fecafoot sont actuellement examinées par la Cour Suprême Mondiale du Sport à Lausanne, en Suisse. Parmi ces dossiers en cours, on note le recours de l’Association Camerounaise des Arbitres (ACAF) contre la Fecafoot. Notons que le dernier processus électoral à la Fecafoot est attaqué devant le TAS par six contestations dont celle de l’ACAF et celle de certains clubs en majorité de la Ligue régionale du Nord-ouest.
Une correspondance de la conseillère auprès du TAS, Delphine Deschenaux Rochat, datée du 5 mai 2026, a suscité des interprétations diverses sur les réseaux sociaux, créant une certaine tension et incertitude quant à l’avenir du président Samuel Eto’o à la tête de la Fecafoot. Or, cette correspondance indique simplement que les juges du TAS ont décidé de se déclarer compétents pour statuer sur l’appel de l’ACAF, considérant que toutes les voies de recours internes ont été épuisées au niveau de la Fecafoot à Yaoundé.
Le TAS a donné un délai de 20 jours à la Fecafoot pour déposer son mémoire en défense accompagné des pièces justificatives au Greffe de la cour suprême du sport mondial à Lausanne. La procédure d’arbitrage ne fait que commencer. Le fait que le TAS ait déclaré recevable l’appel de l’ACAF (qualité reconnue) est à l’origine des célébrations observées chez certains depuis hier.
Il convient de rappeler que le 17 mars 2026, le TAS a organisé une audience d’étape en visioconférence, malgré la présence des avocats de la Fecafoot au siège du TAS à Lausanne. Lors de cette audience, la Fecafoot a plaidé pour que le TAS se déclare incompétent, tandis que l’ACAF, adoptant une stratégie prudente en attaquant le processus électoral aux niveaux départemental, régional et national, a demandé au TAS de se déclarer compétent.
À l’origine de la crise
Lors de son élection à la tête de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot) en 2021, Samuel Eto’o Fils avait promis
d’améliorer les conditions des arbitres, notamment en les professionnalisant et en leur versant un salaire mensuel, précise Alioum Sidi, président de l’ACAF. Cependant, plus de trois ans après sa prise de fonction, la situation des arbitres n’a pas évolué et s’est même dégradée, avec le non-paiement de quatre années d’indemnités de match.
Face à cette situation, l’Association Camerounaise des Arbitres de Football (ACAF), avait lancé un mot d’ordre de grève générale le 21 avril 2025 pour réclamer le paiement de 300 millions de FCFA. Cette action a été mal perçue par l’exécutif de la Fecafoot, qui a décidé d’exclure l’ACAF des élections et de la remplacer par une nouvelle association (ACAAF) lors du processus électoral qui a conduit à la réélection de Samuel Eto’o Fils pour un second mandat en novembre 2025.
C’est dans ce contexte que l’ACAF a saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) pour contester son exclusion des élections des Ligues départementales et régionales.
Après avoir perdu devant les voies de recours internes à la Fecafoot, l’ACAF espère avoir gain de cause au TAS.
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*Le titre est de la rédaction

