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Drame sentimental : trois « papas » pour un seul bébé à Bonabéri

Une scène pour le moins inhabituelle a secoué, mardi dernier, le centre de santé de Ngwele par Bonabéri, dans l’arrondissement de Douala IV. Sophie, 25 ans, commerçante du quartier, venait d’y mettre au monde un petit garçon lorsqu’une dispute inattendue a éclaté autour de la paternité de l’enfant. Lire le récit de Cameroon Tribune ci-dessous :

Plainte contre une femme venant d’accoucher. C’est ce qui est arrivé mardi dernier à Sophie, 25 ans, tenancière d’une échoppe à Ngwele par Bonabéri (arrondissement de Douala IV).

La concernée a mis au monde un garçon dans la nuit de lundi à mardi. Selon ce qu’a appris la gendarmerie sur l’affaire, au moment où elle était encore enceinte, ses amoureux qui ne se connaissent pas entre eux se sont liés dans deux relations. Amboise, 27 ans, est déjà informé par ses proches de l’heure d’accouchement. Quant à Jean-Baptiste, 32 ans, ce dernier reçoit aussi un message selon lequel Sophie entre en travail lundi soir, les pro-Amboise l’informent. Ce sera pareil pour JB.

Amboise, qui avait déposé une layette chez sa bien-aimée depuis environ un mois, arrive le premier au centre de santé de Ngwele, où l’enfant naît peu après minuit. L’homme est ravi et donne un prénom au bébé : Moïse. Il se remet de ses émotions à l’entrée du centre, en compagnie de deux sœurs, quand un autre homme arrive.

« Ma femme vient d’accoucher ici, elle se prénomme Sophie », dit le nouveau venu à l’infirmière de garde. Amboise, toujours ému, s’avance vers lui après avoir demandé quoi que ce soit à la dame de garde conduisant à son coin maternité.

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L’autre « nouveau papa » est tout aussi déterminé à voir Sophie et à dire que son père est né, plus déterminé à chacune des cinq femmes ayant aidé à l’accouchement. Jean-Baptiste est venu avec un pick-up plein d’effets pour nourrisson : layette, poussette, trottinette, etc. À un moment, il sort de la salle pour se remettre lui aussi de ses émotions.

Amboise retrouve alors l’accouchée et l’interpelle : « Sophie, c’est quoi ? C’est qui ? ». La nouvelle maman semble soudain prise d’une grosse frayeur. Les yeux fermés en mode crispation, une mimique de douleur, elle indique qu’un troisième homme, plus âgé, doit aussi être admis à Amboise, et sa sœur comme le père. Le père : c’est lui aussi « Moïse ». Ils se retrouvent dans un échange vif. La sécurité du centre de santé doit intervenir.

Au petit matin, le père de Sophie arrive. Informé des événements, il demande à sa fille qui est le géniteur de son petit-fils. Sophie reste muette comme une carpe.

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Vers 17 h ce même mardi, elle demande à son père de faire venir Amboise et Jean-Baptiste. En leur présence, elle dit clairement que le père du bébé est un certain Olivier, ingénieur en informatique présentement au Canada. Et que, informée de la naissance lundi, il lui annonce venir bientôt. Nouveaux chocs émotionnels chez les « pères » du pays, qui décident de laisser Sophie entre les mains de sa génitrice. Cela dit, Jean-Baptiste demande un test ADN à l’arrivée du troisième larron : l’expertise économique est forte que l’enfant est le sien.

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