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Développement : Etat des lieux des projets routiers au premier trimestre 2020

Pénétrante Est Douala , route Ketta-Djoum, Yaoundé-Ebebda-Kalong et Babadjou-Bamenda sont entre autres les réalisations de l’Etat, pour le développement des infrastructures routières au Cameroun. En effet, il envisageait faire passer la portion de ce réseau de 10% en 2010 à 17% à l’horizon 2020, pour un revêtement annuel de 350 km.

Les travaux avancent tant bien que mal. Même si la plupart des projets sont encore dans les délais, il faut noter que beaucoup reste encore à faire. En effet, l’état d’avancement n’est pas toujours celui, souhaité. Notamment, à. cause de nombreuses contraintes auxquelles font face les maîtres d’ouvrage dans la réalisation de ces travaux. Entre autres, la libération des emprises par les populations, le déplacement des.réseaux d’eau communautaire et des poteaux électriques.

Pénétrante Est de Douala, Eneo, Çamwater et Camtel au banc des accusés

Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre desTravaux Publics (Mintp) y a effectué une visite, le 12 mars dernier. Après constat, la libération des emprises ne suit pas réellement son cours. Parmi les obstacles ralentissant les travaux, le déplacement des réseaux dont Camwater (1,6km), ENE.0 et CAMTEL sur 8,9km. Ajoutés à ceux-là, cinq tombes identifiées au niveau de Yassa, qui ont le malheur d’êtrgÿur la trajectoire de la route en chantier. .Cependant Magil, entreprise en charge des travaux n’a pas dormi sur ses lauriers. Ainsi, Onze dalots sont déjà construits, soit la totalité de ce qui est prévu dans le projet. L’aménagement des voies alternatives quant à lui est réalisé à 100% tandis que les études et l’installation de chantier sont effectuées à 80%.

Libération des emprises

Le Mintp n’y est pas allé par quatre chemins. Il a instruit le déplacement du réseau Eneo avec comme date butoir, le 15 mars 2020. Quant à la Camwater, les travaux devraient se faire progressivement. Le projet concerne les travaux complémentaires de réhabilitation de la pénétrante Est de Douala phase 2, le second pont sur la Dibamba et les travaux connexes. Il a pour objectif, de faciliter l’accès à la capitale économique du pays, le déplacement des personnes et des biens ainsi que l’accès au stade de Japoma. Sur financement de la Standard Chartered bank (SCB) de Londres, les travaux devraient coûter plus de 49,5 milliards FCFA, pour la tranche 1 et près de 95 milliards FCFA en tranche 2.

Sur ce projet l’on note l’absence des ressources du fait de la non signature de la convention de financement, permettant au sous-traitant Razel de poursuivre les travaux en vue de réalisation des objectifs du CHAN (4 voies circulables) et de la CAN 2021 (6 voies). Il est à savoir que les dits travaux ont débuté le 9 août 2019 et la date prévisionnelle de livraison est le 30 novembre 2020.

Route Ketta-Djoum, à quand la livraison côté Cameroun ?

La mise en service du 2e tronçon de cet axe s’est effectuée le 6 mars 2020 côté congolais, par Denis Sassou-N’Guesso, chef de l’État. Le pays achevait ainsi un projet de 312 km le reliant au Cameroun, qui est retard sur ses 191 km de travaux. En 2016, le Congo avait d’abord inauguré l’axe Ketta-Biessi-frontière Cameroun. Pas d’avancée significative côté camerounais.

Depuis 2017, seuls les travaux sur le tronçon Djoum-Mintom (83 km) sont achevés. Construite par l’entrepi*ise Synohydro la route Ketta-Djoum, d’un linéaire de 504,5 km, constitue un maillon important de la’liaison inter-capital’Brazza-ville-Yaoundé entre le Congo et le Cameroun, longue de 1 612 km. Toutefois, les retards observés dans la partie camerounaise ont une explication. Les emprises ne sont pas toujours libérées. En effet, les populations exigent d’abord un recasement de l’Etat avant de déguerpir les lieux.

Prévisions

L’aménagement de cette route était envisagé en deux phases. Une phase l_ consistant au Congo, à revêtir la section entre Ketta et B-iessi (121 km) et à réaliser un aménagement minimal sur. la section en terre entre Biessi et la frontière avec le Cameroun longue de 195 km. .

Au Cameroun, il est question de réaliser un aménagement minimal sur la section en terre entre la frontière avec le Congo et Mintom (105,5 km), de revêtir la section entre Mintom et Djoum (83 km). La phase 2 quant à elle était moins complexe. Elle consistait au Congo à revêtir la section restante en terre entre Biessi et la frontière avec le Cameroun (195 km) et au Cameroun à revêtir la section restante en terre entre la frontière avec le Congo et Mintom.

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