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Culture du blé : la production du Cameroun estimée à près de 100 tonnes

Grâce à son potentiel agro-écologique, le pays produit déjà près de 100 tonnes de blé destinés à la consommation directe. Mais des moyens sont débloqués pour développer la filière.

Il y a quelques jours, le gouvernement a décidé de mettre à la disposition de l’Institut de recherche agricole pour le développement (Irad), un appui financier de 10 milliards de F sur cinq ans. Une enveloppe destinée au développement de la production et de la transformation de blé au Cameroun.

Cet appui arrive donc à point nommé, dans un contexte où le Cameroun, face aux difficultés d’approvisionnement de cette céréale, largement utilisée dans l’alimentation humaine. Elle y contribue à hauteur de 58% par sa farine utilisée pour la fabrication de pain, de biscuits, de beignets et de gâteaux ; mais aussi à 34% dans l’alimentation animale comme fourrages et à 8 % pour des fins industrielles.

Le Cameroun fait partie des pays capables de produire le blé. Sa capacité de production est ainsi estimée à près de 100 tonnes. Les producteurs se retrouvent principalement dans les régions du Nord-Ouest et de l’Adamaoua. Les stocks produits sont majoritairement utilisés pour la consommation domestique sous forme de « Cornchaff », de bouillie et parfois, pour l’alimentation des animaux.

Bien que le pays dispose de potentiel agro-écologique et scientifique important, la production nationale de blé reste faible. Ce qui contraint le Cameroun à combler la demande par les importations. Selon les données du Centre international du commerce, le Cameroun a dépensé plus de 548 milliards de F pour les importations de blé au cours de la période 2012-2017. En 2020 seulement, il a importé 860 000 t pour un coût de plus de 156 milliards de F.

Selon les projections faites par le ministère du Commerce et les opérateurs de la filière, les chiffres augmenteront à environ 900 000 t pour cette année 2022. En vue de réduire les importations, le pays a opté pour la politique d’import-substitution. La production et la transformation locale du blé font partie des stratégies prioritaires concernées par l’import-substitution pour les 10 premières années de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2030.

Par ailleurs, depuis 2013, l’Irad a repris des expérimentations avec succès sur les variétés de blé tendre et blé dur dans les cinq zones agro-écologiques du pays. La recherche agro-environnementale effectuée par les chercheurs du laboratoire d’analyses des sols, plantes, eaux et engrais de l’Irad a favorisé l’identification de bassins de production à travers le territoire national.

Le développement des variétés prometteuses retenues at ainsi permis la mise en place de 205 tests et d’essais multi-locaux en 2018, notamment, sur les sites de Wassandé (Adamaoua), Toubouro dans le Mayo-Rey (Nord) et dans d’autres régions du Cameroun (Ouest, Nord, Nord-Ouest, Centre, Sud et Est). Des rendements de 1,5 à 51 par hectare ont été obtenus en fonction des régions. Afin de transférer les résultats de la recherche, l’Irad a entrepris de former les producteurs nationaux à la culture du blé et à la transformation des graines en farine.

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