Les enseignements reprennent dans des amphithéâtres après la grève lancée le 03 septembre sur la base du mot de d’ordre du Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes). Ce lundi 05 septembre, le ministre de l’Enseignement supérieur effectue une visite aux Campus de Yaoundé II et de Yaoundé I.
La grève qui était en cours dans des universités d’Etat laisse progressivement place au déroulement normal des cours dans des amphithéâtres. Le constat est fait ce lundi, à l’université de Yaoundé II Soa. Institution universitaire dans laquelle le ministre d’Etat Jacques Fame Ndongo effectue une visite de travail. Sur place, le chancelier des ordres académiques a touché du doigt le déroulement des enseignements à l’intérieur des amphis.
Le membre du gouvernement a pu échanger, devant des étudiants de la Faculté des sciences juridiques et politiques, avec le Pr Jean Calvin Aba’a Oyono, enseignant de droit et par ailleurs membre du syndicat des enseignants du supérieur. Se présentant comme l’un des membres radicaux du syndicat, il a fait plusieurs sorties médiatiques ces dernières semaines expliquant entre autres pourquoi la grève, quels objectifs et jusqu’où les grévistes pourront aller.
Les enseignants du supérieur revendiquent une dette académique d’environ 16 milliards de francs CFA soldée à hauteur de 43%. Ils revendiquaient aussi le paiement intégral de l’allocation liée à la modernisation de la recherche pour les deux premiers trimestres de l’année 2026 ainsi que le reste du 4è trimestre 2025.
Le 02 octobre dernier, le ministre des Enseignements supérieurs a annoncé le paiement intégral de l’allocation spéciale pour le compte de deuxième trimestre 2026. La somme décaissée au profit des enseignants-chercheurs des universités d’Etat s’élève à 5,499 milliards de francs CFA. Avant cela, le gouvernement a signalé l’apurement le 18 septembre dernier du premier trimestre de l’année 2026 pour un montant de 5, 961 milliards de francs CFA. Avant de s’attaquer à la dette de 2026, le gouvernement a assuré l’apurement de la dette du 4è trimestre de 2025 évaluée à 5, 478 milliards de francs CFA.
Les concertations entre les syndicats et le gouvernement ainsi que les différents déblocages de fonds conduisent ainsi à un apaisement visible, même si une partie de la dette académique accumulée entre 2000 et 2021 reste à payer.

