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Crise ouverte à Elecam : Erik Essousse menace de sanctionner les employés prêts à faire grève

Le directeur général d’Elections Cameroon (Elecam), Erik Essousse, aurait demandé l’identification et la sanction des membres du personnel menaçant de faire grève. Les employés d’Elecam prévoiraient un mouvement de grève pour exprimer leur mécontentement face à des conditions de travail qu’ils qualifient d’« insupportables », marquées par des injustices et des souffrances persistantes.

Selon les observateurs, la réaction d’Essousse risque d’exacerber les tensions et de pousser les employés vers des formes de protestation plus radicales.

D’après le journal Le Héraut National, les membres du personnel dénoncent, entre autres, les augmentations de salaire accordées au président du Conseil électoral, qu’ils jugent déconnectées des réalités économiques et des conditions de vie du reste du personnel.

Les employés de cet organisme électoral indépendant, dont la mission est vitale pour la démocratie camerounaise, s’inquiètent également des bulletins de salaire vierges, de l’absence de primes et du non-respect des promotions et des reclassements en fonction des qualifications académiques – des problèmes qu’ils attribuent à une mauvaise gestion.

Les employés estiment que leurs contributions ne sont pas reconnues et que les décisions de la direction favorisent une minorité privilégiée au détriment de la majorité.

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Certains employés interrogés par nos confrères de CNA ont déclaré qu’après les élections, leur prime s’élevait à 140 000 FCFA, un montant jugé très faible compte tenu des conditions dans lesquelles ils ont travaillé sur le terrain.

Ces tensions internes surviennent à peine un mois après les allégations de fraude électorale suite à l’élection présidentielle du 12 octobre. Le candidat à la présidentielle, Issa Tchiroma Bakary, a dénoncé des cas de fraude, notamment des tentatives de bourrage des urnes, étayées par des rapports de la société civile et des vidéos circulant en ligne.

L’International Crisis Group (ICG) a depuis lors averti que la médiation interne reste l’une des rares alternatives viables pour mettre fin à la crise post-électorale qui s’aggrave au Cameroun.

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