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Crise anglophone : Human Rights Watch en campagne contre les séparatistes 

Accusée de comploter contre le Cameroun, l’ONG vient de commettre un article pour condamner les séparatistes qui continuent de bloquer le retour dans les salles de classe.

Encore un texte de Human Rights Watch (HRW) sur le Cameroun et la situation dans les régions anglophones du pays. Mais cette fois, ce ne sont pas les éléments des forces nationales de défense qui sont incriminés.

Accusée par le gouvernement de comploter en vue de la « déstabilisation » du Cameroun, l’ONG internationale vient de commettre un article dans lequel elle condamne les séparatistes anglophones, qui « ‘poursuivent impunément leurs attaques contre l’éducation », dit-elle.

HRW en campagne contre les séparatistes

L’article signé par Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur l’Afrique centrale, est intitulé : « Ciblée pour vouloir aller à l’école au Cameroun ». Il raconte le quotidien de jeunes élèves des régions anglophones, enlevés et agressés par des séparatistes qui leur reprochent de vouloir exercer leur droit à l’éducation.

« Le 30 janvier, des séparatistes armés ont enlevé une lycéenne de 19 ans, « Marie » (pseudonyme), à Buea, dans la région anglophone du Sud-Ouest au Cameroun. Trois jours plus tard, d’un coup de machette, Us l’ont amputée d’un doigt. Pour quelle raison ? Marie voulait se rendre au lycée », raconte l’article.

Au moment où les ONG internationales sont accusées par Yaoundé de répandre « des informations tronquées » à travers notamment « de faux reportages», Human Rights Watch veut se montrer crédible.

Dénonciation

En présentant la situation, telle que l’a souvent fait le gouvernement camerounais. « Depuis 2017, des groupes armés séparatistes imposent un boycott de l’enseignement dans les deux régions anglophones du pays, dans leur tentative obstinée de faire pression sur le gouvernement pour obtenir une meilleure reconnaissance politique », écrit la chercheuse.

L’ONG atteste que les groupes séparatistes ont incendié des bâtiments scolaires, enlevé et agressé des élèves et des enseignants qui ne respectaient pas leur exigence que les établissements restent fermés.

« Ils ont établi leur quartier général dans des etablissements scolaires, dans lesquels, ou près desquels, ils torturent des gens et les retiennent en otages », poursuit l’ONG qui cite ensuite un témoignage dans son article.

« Ils m’ont punie parce qu’ils avaient trouvé des manuels scolaires dans mon sac, a témoigné Marie. Ils voulaient me couper un doigt de la main droite, pour que je ne puisse plus écrire. Mais je les ai suppliés de ne pas le faire, alors ils m’ont sectionné l’index de la main gauche ».

600.000 enfanst déscolarisés

La jeune fille citée par l’ONG, les séparatistes ont également mutilé un jeune homme de 19 ans qui était détenu avec elle, lui aussi accusé de fréquenter le lycée. « Les deux éleves ont été libérés le 3 février, après le paiement d’une rançon. Ils ont reçu un traitement médical, mais ne sont pas encore retournés en classe », apprend-on.

Human Rights Watch l’avoue : les attaques des séparatistes dirigées contre les établissements scolaires, les élèves et les enseignants des régions anglophones ont eu un impact dévastateur sur l’éducation. D’après les Nations Unies, près de 600 000 enfants ne peuvent plus se rendre en classe depuis fin 2016, et seulement 19 % des établissements primaires et secondaires sont ouverts dans ces régions. L’ONG condamne les séparatistes.

« De par leur campagne brutale, les séparatistes font de l’éducation une arme servant leurs fins politiques, privant au passage toute une génération d’enfants de leur droit fondamental à l’éducation. Les leaders du mouvement séparatiste devraient immédiatement ordonner à leurs combattants et partisans de cesser d’interférer avec ia scolarité des enfants », conclue l’article.

Source: Défis Actuels

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