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Crise anglophone : alerte rouge dans la Région de l’Ouest

Awa Fonka, le gouverneur a saisi les autorités préfectorales et ses collaborateurs, le 10 juin dernier pour signaler des attaques de séparatistes dans la Nord-ouest et dans le Koung-Khi.

La crise anglophone pourrait faire des victimes dans la Région de l’Ouest. Selon un message porté du gouverneur de la Région, Awa Fonka, des attaques seraient en cours de préparation dans les localités de Babanki dans la Mezam (Nord-Ouest) et Bandjoun dans le Koung-Khi (Ouest). A en croire le gouverneur, des indices laissent craindre le pire car, ses services signalement la présence de combattants séparatistes en position offensive dans la ville de Bandjoun et ses environs.

Au regard des cellules dormantes des terroristes, révèle-t-il, il est demandé aux autorités de son unité de commandement de renforcer le dispositif sécuritaire aux points sensibles : lieux de culte, marchés, centers des examens, les résidences des autorités, les unités de police, la gendarmerie, les prisons, etc.

Le gouverneur préconise de poursuivre les bouclages des secteurs criminogènes avec un point d’honneur dans les villes de Foumbot, Foumban, Bafoussam, Mbouda, Dschang, Magba, Bandjoun, dont certains quartiers hébergeraient des anciens artistes. Il est aussi demandé prescrit de renforcer la garde des établissements financiers.

Cette alerte survient après une attaque séparatiste a été enregistrée dans la nuit du 7 au 8 juin dans la localité de Njitapon située à la frontière des régions Ouest et Nord-Ouest sur les bords du lac Bambalang. D’après des sources sécuritaires, cinq éléments- du Groupement polyvalent d’intervention de la Gendarmerie nationale (GPIGN), une unité d’élite de ce corps, ont été tués.

Les mêmes sources rapportent que l’attaque a eu lieu entre minuit et 3h. Le poste de gendarmerie aurait été attaqué à la roquette et réduit en cendres avec comme bilan cinq gendarmés tués, dont le lieutenant qui commandait ce détachement. Les corps auraient par ailleurs été brûlés par les miliciens. L’on enregistre cependant deux survivants transportés dans un centre hospitalier

Aucun mort rapporté du côté des assaillants qui se seraient repliés à Bambalang, dans la région du Nord- Ouest alors que les renforts continuaient d’affluer sur les lieux de l’attaque. Des informations, que SBBC n’a pas pu confirmer de sources indépendantes, font également état de ce que cette attaque a été menée par «General No Pity », chef de milice à la tété du groupe séparatiste « Marines of Bambalang ».

«General No Pity » est activement recherché par’ l’armée depuis le 16 septembre 2021. Ce joui là, une patrouille d’une quinzaine de soldats du Bataillon d’intervention rapide (BIR) est tombée dans une embuscade tendue par ce chef de milice. Tous ont été tués. Depuis lors, l’armée n’a eu de cesse de traquer Mbashie Clement, jeune homme d’une trentaine d’années plus connu sous le pseudo «General No Pity».

Depuis quelques mois, les attaques sont quasi quotidiennes dans les deux régions (Nord-Ouest et Sud ouest) en proie à un conflit sécessionniste depuis 2017. L’armée traque les miliciens séparatistes qui de leur côté multiplient les embuscades contré des patrouilles militaires, les agents publics et les populations qui leur sont hostiles, de même que des prises d’otages.

Le conflit en cours est parti des revendications des avocats et des enseignants des la fin 2016. Revendications du reste largement satisfaites par le pouvoir central. Malgré tout, la crise s’est transformée en conflit armé qui a déjà fait plus de 6000 morts, d’après un décompte fait par le think tank international International Crisis Group.

Expression Politique

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