Le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), Cabral Libii, est sorti de sa réserve face aux nombreuses rumeurs circulant sur les réseaux sociaux au sujet d’une supposée vacance à la présidence de la République.
Dans une déclaration publiée sur ses plateformes numériques, le député estime que les prochains jours permettront de lever les incertitudes alimentées par cette séquence politique et médiatique.
Selon l’opposant, les publications annonçant le décès du chef de l’État ont rapidement dépassé le cadre des réseaux sociaux pour susciter un important intérêt médiatique, aussi bien au Cameroun qu’à l’étranger. Cette situation, relève-t-il, a conduit les autorités à multiplier les prises de parole afin de démentir ces informations.
Cabral Libii observe que cette communication officielle s’est intensifiée avec la publication des récents décrets portant nomination de plusieurs officiers généraux. À ses yeux, ces actes administratifs constituent un nouvel élément dans une controverse qui continue d’alimenter les débats au sein de l’opinion publique.
« Depuis quelques jours les réseaux sociaux ont été marqués par des annonces péremptoires itératives de la vacance à la présidence de la République du Cameroun par le décès.
Ce qui a suscité un intérêt médiatique national et international prononcé. S’en est logiquement suivi une campagne communicationnelle gouvernementale soutenue et même à certains égards cafouilleuse, à l’effet de démentir ces annonces funestes.
Avec les décrets de nomination des généraux, cette campagne de communication monte d’un cran. Les jours qui viennent réservent un verdict sans appel :
- soit les annonces de vacances, d’une extraordinaire gravité, étaient éhontément fausses et du coup, il faudrait vraiment faire très attention avec les réseaux sociaux qui désormais auront franchi toutes les limites du mensonge public,
- soit alors les nominations de généraux sont de faux décrets dont les auteurs auront franchi toutes les limites de la criminalité d’Etat en utilisant les sceaux de la République pour maquiller momentanément la vacance.
Dans l’un de ces cas, les auteurs vont vers des jours difficiles… », écrit Cabral Libii.

