Le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), Cabral Libii, appelle les Camerounais à transformer leur indignation en engagement politique.
Dans une déclaration publiée alors que le président de la République est absent du territoire depuis 52 jours, l’opposant estime que le débat sur cette situation doit déboucher sur une mobilisation électorale.
Selon lui, la durée du séjour du chef de l’État à l’étranger met en lumière une faiblesse du cadre juridique camerounais. Cabral Libii affirme qu’aucune disposition ne fixe actuellement une limite au temps que le président de la République peut passer hors du territoire national dans le cadre de ses fonctions ou d’un séjour privé, tout en soulignant que cette situation n’impose pas non plus au gouvernement d’en fournir les motifs.
« IMPORTANT RAPPEL : L’HISTOIRE POLITIQUE DU CAMEROUN DEPUIS 1992 NOUS APPREND QUE LE CHANGEMENT N’EST PAS ADVENU PARCE QUE LE PEUPLE QUI LE SOUHAITE NE S’EST PAS ENGAGÉ JUSQU’AU BOUT !
QUE DE RABÂCHER LES MÊMES COMPLAINTES, ESSAYONS D’AGIR JUSQU’AU BOUT !
C’est bien de s’insurger et de s’émouvoir au sujet de la durée du séjour (52 jours à date) du président de la République à l’étranger.
Pourtant cette situation, qui n’est pas nouvelle, révèle simplement une question de fond : le vide juridique au sujet du plafonnement de la durée du séjour du président de la République hors des frontières nationales. Vide qui, d’une part, enveloppe de légalité toute absence illimitée du Chef de l’État, et d’autre part, n’oblige pas le gouvernement à justifier cette absence.
Alors ceux des citoyens qui souhaitent que ce vide juridique soit comblé doivent savoir que cela n’est possible que s’il y a une autre majorité à l’Assemblée nationale.
Quand on a fini de débattre et de s’indigner, il reste quoi ?
En attendant qu’un nouveau buzz ne vienne balayer ce débat pourtant intéressant, faisons œuvre utile : les inscriptions sur les listes électorales s’achèvent le 31 août 2026.
Le jour du vote, tous ceux qui veulent que ce vide juridique soit comblé doivent voter massivement, puis représenter bénévolement les candidats qui veulent combler ce vide, dans les bureaux de vote. Afin que la volonté de changement, si elle triomphe, puisse prévaloir au Parlement et entraîner le comblement du vide juridique.
Allons à l’essentiel… aussi !
CL »

