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Bertoua : deux institutrices en détention provisoire pour accusations de viol sur une élève de 4 ans

Bertoua

Placées sous mandat de dépôt provisoire, depuis près de 6 mois à la prison de Bertoua, il est reproché aux deux institutrices d’un établissement scolaire privée du chef-lieu de la Région de l’Est, des faits de v-i-o-l sur une élève âgée de 4 ans.

A Bertoua, dans la région de l’Est Cameroun, deux institutrices d’un établissement scolaire privée croupissent en prison depuis le mois de décembre 2023. La directrice de l’école privée bilingue Divine la Grâce et sa collègue sont accusées des faits présumés de v-i-o-l d’une élève âgée de 4 ans.

Les faits remontent quelques jours avant leur placement en détention provisoire par le procureur de la ville de Bertoua. Selon les faits relatés par Blandine Bella Ndel Nyaze, mère de l’enfant et plaignante, dans sa plainte rapportée par le journal Le Messager et consulté par nos confrères de l’Actualités de l’Est, tout est parti le 5 décembre 2023.  Ce jour, «sa fille est rentrée de l’école vers 15 heures. Une fois à la maison, elle fait savoir à sa mère que ses fesses font mal ». Prise de panique, la mère décide de contrôler les fesses de l’enfant et constate à sa grande surprise qu’il y a une boule de sang qui recouvre son appareil génital. Elle décide de conduire le fruit de ses entrailles à l’hôpital régional de Bertoua à l’effet de procéder à des examens appropriés. « Deux médecins vont alors certifier après examens que le col de l’utérus de l’enfant est retourné et de la présence d’un caillot de sang sur le sexe de l’enfant », lit-on sur un document d’enquête consulté par nos confrères.

La mère de l’enfant n’en revient pas et décide de porter plainte. Le 11 décembre 2023, une plainte est déposée par Blandine Bella Ndel Nyaze, mère de l’enfant à la brigade de gendarmerie territoriale de Yademe à Bertoua. Mme Victorine Tafor Shiwo, directrice de l’école privée bilingue Divine Grace et Mme Chah Josepha Ndal, maitresse dans ladite école seront convoquées. Auditionnées par les fins limiers de Galax Etoga, les deux maitresses seront gardées à vue, puis déférées chez le procureur de la république de Bertoua.

Malgré leur mise aux arrêts, les deux institutrices rejettent en bloc les accusations alors que la procédure suit son cours.

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