À la suite de la réunion de sécurité, le Ministre Atanga Nji Paul a tenu une rencontre musclée ce lundi 05 octobre 2026 avec près de 300 conducteurs de moto-taxis de Bamenda.
L’objectif : les sensibiliser, les rappeler à l’ordre et évaluer le contrat social signé en 2023, après les graves dérives relevées dans le rapport de sécurité du Gouverneur Adolphe Lele Lafrique.
Face aux syndicalistes, le ton du MINAT a été à la fois paternel et ferme. Il a dénoncé l’implication de certains moto-taximen dans des actes qui perturbent l’ordre public : vols, arrachages de sacs, complicité avec les poches de résistance terroristes.
« Si vous avez des gens qui sont mauvais, même si ce sont vos frères, ne les protégez pas. Donnez-les-nous. Nous saurons comment les traiter. « Ne couvrez pas le mal », a-t-il martelé.
Le ministre a été clair : si sur dix conducteurs, un seul commet un crime, c’est tout le groupe qui sera puni. Il a demandé aux syndicats de faire leur propre police interne et de rejeter les individus mal intentionnés.
« Quand les gens viendront vous dire de faire le désordre, dites-leur que vous avez pris l’engagement devant la Bible. »
Pour montrer l’exemple du partenariat que l’État veut construire avec la profession, le MINAT a annoncé un geste fort. Il s’est engagé personnellement à payer l’identification et les plaques d’immatriculation pour les 100 premiers conducteurs qui se mettront en règle.
« Vous êtes 300 ici. Chacun doit avoir sa plaque. Je vais payer le processus d’identification pour les 100 premiers que vous allez sélectionner. Je vais vous donner 100 plaques et je vais les payer pour montrer le bon exemple. Pour que quand vous faites votre travail, vous soyez à l’aise et avec une conscience tranquille. »
Le ministre a rappelé que si la loi prévoit 8 à 9 documents pour exercer selon l’arrêté ministériel de 2005, l’administration n’en exige que 4. Une preuve, selon lui, que l’État est un bon partenaire.
« Nous sommes de bons partenaires en affaires, n’est-ce pas ? Pour que nous restions partenaires, nous devons respecter les règles et règlements, respecter l’autorité de l’État et fuir tout ce qui est mauvais. »
La rencontre s’est achevée par un appel à tenir des réunions de sensibilisation dans tous les sous-syndicats et à respecter scrupuleusement la réglementation pour que le calme revienne définitivement dans la région.

