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Axe Yaoundé-Soa: les cars roulent à vide

Pour la plupart, la nouvelle feuille de travail ne leur permet pas de joindre tes deux bouts.

Le nombre de passagers a diminué dans les cars sur la route Yaoundé pour Soa. Les cars de 19 places n’admettent que 15 places y compris le conducteur aujourd’hui pour ne citer que ceux-là. Il y a encore quelques jours, sur ce tronçon, les cars en partance pour Soa au lieu-dit « Camair » étaient toujours pleins à craquer.

Une paire de fesses, celle du convoyeur, lorsqu’elle ne débordait pas du véhicule, elle était tout au moins visible par tout œil qui se posait sur le car par inadvertance. Un scenario qui montrait à suffisance que le car en question transportait au moins 20 personnes lorsqu’il s’agissait d’un car de 19 places.

Depuis peu, ils sont nombreux les conducteurs de cars qui ont garé leurs véhicules. Interrogé sur la raison de cet arrêt de travail, Clément Oloï, chauffeur d’un car de transport en commun fait savoir que, « je travaille avec le véhicule de quelqu’un, il est donc question pour moi de verser une recette tous les jours.

Après avoir versé la recette, il faut qu’en mains que j’aie en reste l’argent du carburant du lendemain et que j’aie de quoi rationner à la maison. Avec le nombre de passagers limité, c’est à peine que je peux atteindre la moitié de la recette malgré le fait qu’ils payent aujourd’hui 300 Fcfa.

Pour éviter d’avoir des problèmes avec mon patron, je lui ai demandé de trouver un autre chauffeur qui pouvait le faire. Nous sommes convenus qu’il est préférable de garer la voiture jusqu’à ce que tout revienne à la normale », dit-il.

Il est demandé à chaque conducteur de cars d’avoir trois personnes au plus par banc afin d’éviter l’étroitesse entre les passagers. Les passagers quant à eux se plaisent à cette réforme et ne semblent pas souffrir de la hausse de 50 Fcfa au tarif normal qui est de 250 Fcfa.

Nombreux sont les propriétaires de cars qui ne sont pas prêts à ce changement malgré ie nombre de cas d’infections sans cesse grandissant. La pilule est amère pour ces derniers.

Pour Eliel Ntsama, quinquagénaire et propriétaire de quatre cars, il n’est pas question de continuer dans cette lancée alors qu’aucune mesure d’accompagnement n’a été prise par les pouvoirs publics. Ce dernier confie que, « le Cameroun n’est pas le seul pays frappé par le coronavirus.

Ailleurs, pour venir en aide aux transporteurs et pour qu’ils respectent les règles fixées pour barrer la route à cette maladie, on a baissé le prix du carburant. J’ai des cars et un personnel qui travaille tous les jours. Ils attendent aussi en retour, une rémunération à une certaine période du mois. Si je reçois à peine la moitié de la recette, comment vais-je tenir mes engagements vis-à-vis de ces derniers.

Le transport ne consiste pas à transporter des usagers puis acheter du carburant uniquement. Il y a une longue chaine à satisfaire », a-t-il expliqué. Ils, les transporteurs qui n’acceptent cette résilience, passent leurs journées pour la majorité dans des points de vente de produits i brassicoles jusqu’à ce qu’arrive 18 heures, l’heure de fermeture des bars.

D’autres par contre se retrouvent dans des points de vente de vin de palme tout en jouant au « Songé ». Des réserves, ils doivent encore en avoir et on en connaitra le niveau de résistance si le confinement devait connaitre une prorogation dans les prochains jours.

Source: Le Jour

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