Assaut contre Paul Biya à l’hôtel Intercontinental : trois activistes de la brigade anti Sardinards devant la justice genevoise

Cameroun Actuel
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L’assaut de l’hôtel Intercontinental par les éléments de la brigade Anti Sardinards contre Paul Biya au mois de juillet 2021 n’a pas fini de livrer tous ses secrets.

Ainsi trois activistes de la brigade anti Sardinards sont convoqués à comparaitre au tribunal à Genève suite à une plainte de l’hotel Intercontinental le Mardi 09 Aout 2022. Parmi ces activistes figurent Sandy Boston et Ben Barano Niat, rapporte le lanceur d’alertes Boris Bertolt.

Dans cette affaire les activistes avaient fait appel de leurs condamnations après 48h de garde à vue et sans être entendus par le juge. Avec l’appui du réseau d’avocats bénévoles Responsere Avocatus la tenue d’un un procès.

« Les activistes et le réseau d’avocats Respondere Avocatus comptent faire de ce procès une tribune pour exposer les crimes du régime de Yaoundé et citer Paul Biya comme témoin afin qu’il puisse comparaître« , fait savoir le lanceur d’alertes.

Comment des opposants camerounais ont tenté d’entrer dans l’hôtel genevois de Paul Biya ? Le journal genevois Le Temps rapportait les faits le 19 juillet 2021.

Leur «opération» était bien planifiée. Vendredi dernier, à la veille d’une manifestation interdite qui a dégénéré, organisée par la diaspora camerounaise contre la présence du président Paul Biya à Genève, une dizaine d’activistes prennent place dans deux taxis. La «cible», selon le vocabulaire guerrier de ces Camerounais venus d’Allemagne, de Belgique, de France ou du Royaume-Uni: l’hôtel Intercontinental, où séjourne une nouvelle fois le chef d’Etat du pays d’Afrique centrale.

Comme ils en ont pris l’habitude, ces activistes filment leur action, afin d’en maximiser l’écho via les réseaux sociaux. Ils se revendiquent de la Brigade anti-sardinards, une organisation de la diaspora qui traque et dénonce les fréquents séjours privés du président et de ses proches à l’étranger.

«Paul Biya, sors de là!»

Vendredi, vers 15h, les deux taxis s’arrêtent devant les portes de l’Intercontinental et aussitôt les activistes se précipitent vers le hall en criant «Paul Biya, sors de là!». La confrontation avec les policiers en tenue antiémeute qui ont réagi rapidement malgré l’effet de surprise, est brève mais violente.

Ces onze personnes ont été arrêtées par la police genevoise. L’hôtel Intercontinental, par l’intermédiaire de son directeur, a porté plainte le même jour. La justice genevoise a condamné samedi les activistes à des peines de jours-amendes pour violation de domicile. Ils ont ensuite été relâchés. Les peines vont de 50 à 80 jours-amendes avec sursis.

En clair, les condamnés qui résident à l’étranger doivent s’acquitter d’une amende allant de 1800 à 2700 francs. Une activiste a écopé, elle, d’une peine de 180 jours-amendes, pour avoir en plus posté, avant les faits, une vidéo incitant à la violence sur les réseaux sociaux, selon le Ministère public genevois.

Selon les ordonnances de condamnation, quatre membres de cette équipée sont parvenus à pénétrer dans le sas d’entrée du palace, «finissant par être refoulés par le service de sécurité privé et les membres des forces de police qui avaient été dépêchés sur place». Selon le Ministère public genevois, plusieurs d’entre eux possédaient aussi des sprays d’autodéfense, dont la possession est réglementée en Suisse.

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