Après la présidentielle 2025 : Ernest Obama, Bruno Bidjang et Raoul Christophe Mbia oubliés du pouvoir ?

Cameroun Actuel
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Figures médiatiques très actives lors de la présidentielle de 2025, Ernest Obama, Bruno Bidjang et Raoul Christophe Mbia, trois soutiens connus du pouvoir, font aujourd’hui l’objet de critiques publiques sur leur supposée mise à l’écart, relançant le débat sur les alliances politiques de circonstance.

Dans une tribune au ton acerbe, l’acteur politique Armand Okol évoque le sort de ceux qu’il a baptisés « les trois mousquetaires » qui s’étaient illustrés dans la défense du candidat du pouvoir, notamment sur les réseaux sociaux et dans les médias. Selon lui, leur engagement n’aurait pas été suivi de reconnaissance institutionnelle après la victoire.

L’auteur décrit une séquence bien connue de la vie politique locale : mobilisation en période électorale, promesses implicites, puis effacement progressif une fois les échéances passées. Il souligne notamment leur absence remarquée lors des récentes cérémonies officielles du 20 mai, marquées par le défilé de la Fête de l’Unité nationale.

Si ces affirmations relèvent d’une lecture politique partisane, elles traduisent néanmoins un sentiment partagé dans certains cercles : celui d’un décalage entre l’engagement militant et les retombées concrètes en termes de responsabilités publiques.

Dans son texte, Armand Okol appelle ces figures à reconsidérer leur positionnement et à rejoindre l’opposition, en particulier le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), dirigé par Cabral Libii.

Lire le texte de Armand Okol :

LES PROMESSES N’ENGAGENT QUE CEUX QUI Y CROIENT.

Incontestablement, qu’on le veuille ou non, ces trois mousquetaires ont fait le sale boulot en faveur du pouvoir de Yaoundé lors de l’élection présidentielle de 2025. Ils ont, à leur niveau (malsain) contribué à asseoir la victoire à l’arraché de leur candidat.

Pour la bataille féroce via les réseaux/médias sociaux, ayons l’honnêteté de le reconnaître, ils ont mouillé le maillot, mettant en déroute l’hégémonie d’une certaine meute cybernétique qui semblait jusque-là régner en maître sur la toile.

Lors de la cérémonie de prestation de serment de « leur vainqueur », le trio a débarqué au Palais de l’Assemblée nationale tel des rockstars, bénéficiant même du privilège de l’accès direct à la salle très restreinte de cérémonie, triée sur le volet, alors que de nombreux apparatchiks du régime suivaient la cérémonie de l’extérieur.

J’imagine donc l’émotion qui a été la leur lorsque l’ancien nouveau Président récemment déclaré élu, dans son discours de circonstance, a annoncé placer ce mandat sous le signe des jeunes et des femmes.

Mon petit doigt me dit qu’ils se voyaient déjà pousser des ailes, assurément convaincus de bénéficier dans les heures qui suivraient de décrets présidentiels les nommant à de très hautes fonctions (ministre, DG, conseiller spécial, etc.).

Mais voilà, c’était sans compter sur le mode opératoire des « proprios » de la République : (1) solliciter les services de tiers en cas de besoin ou de nécessité, (2) céder quelques miettes et privilèges durant la courte période, (3) nourrir d’espoirs, (4) activer progressivement la manette usure du temps, puis (5) basculer les fallacieuses promesses dans l’oubli total.

Ce ne sont pas mes amis : Pr. Mathias Eric Owona Nguini, Pr. Charlemagne Pascal Messanga Nyamding, ou Hervé Emmanuel Nkom qui me démentiront.

La preuve, pas trace d’eux en rangs serrés hier à la tribune présidentielle à l’occasion de la grande parade du 20 Mai ou du moins, pas de tapage comme en Octobre et Novembre 2025.

Même pas leurs ombres !

J’ignore s’ils étaient ou non au banquet offert par leur champion au Palais. Toujours est-il que les commentateurs de circonstance lors du direct via le « tam-tam » de Paul BIYA n’ont à aucun moment fait allusion à eux, comme ce fut pourtant le cas en grande pompe le 6 novembre 2025.

Plus grave, zéro médaille décernée hier, même pas celle en cuivre, ce qui aurait pu être un lot de consolation. En vérité, que les trois mousquetaires le sachent une fois pour toutes, le contrat était ad-hoc, il est désormais révolu et caduc. D’ailleurs, va savoir si la fameuse affaire du milliard à eux offert n’était pas un construit pour mieux les discréditer aux yeux de l’opinion.

C’est en tout cas bien fait pour eux. Ils auraient dû comprendre longtemps, de la manière que Biya dirige le pays avec ses congénères, le choix le plus objectif et le plus raisonnable pour eux aurait été de privilégier de construire l’avenir avec leur semblable Président Cabral Libii.

Humblement et solennellement, en ma double qualité de secrétaire national à la communication et de membre du bureau politique national (secrétaire rapporteur), je leur tends la main et leur suggère de rejoindre sans délai le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), et ensemble nous allons construire et bâtir le noyau dur des dirigeants de la deuxième République qui s’installe irrémédiablement en 2032.

Dès lors, ils n’auront pas besoin d’attendre ad vitam aeternam de viles et vaines promesses. N’allez plus là-bas !

Armand Okol, Conseiller Bénévole des trois mousquetaires.

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