Christian Ntimbane Bomo, acteur politique et président exécutif du parti Héritage, accuse certains réseaux du pouvoir de chercher à affaiblir l’entreprise de Sylvestre Ngouchinghe au profit d’intérêts étrangers. Il conteste la réduction du quota d’importation de poisson de Congelcam et met en garde contre les risques de pénurie et de hausse des prix. Des accusations qui restent à étayer.
L’affaire Congelcam prend une nouvelle tournure sur le terrain politique. Christian Ntimbane Bomo, président exécutif du parti Héritage, dénonce ce qu’il présente comme une tentative de fragilisation d’un opérateur économique camerounais au profit d’intérêts étrangers. Dans une déclaration consacrée aux difficultés de la société spécialisée dans l’importation et la distribution de poisson congelé, il met en cause des responsables qu’il ne nomme pas et évoque l’existence présumée d’un réseau cherchant à prendre le contrôle de ce marché.
Au cœur de la controverse figure la réduction du quota d’importation de Congelcam, passé, selon les informations rapportées par l’entreprise, de 200 000 tonnes en 2025 à 100 000 tonnes en 2026. La société affirme que cette baisse, conjuguée à des autorisations supplémentaires jugées insuffisantes, menace son approvisionnement et pourrait provoquer des tensions sur le marché national à l’approche des fêtes de fin d’année.
Lire la sortie de Christian Ntimbane Bomo :
AFFAIRE CONGELCAM : NON À LA DESTRUCTION PROGRAMMÉE DES HOMMES D’AFFAIRES CAMEROUNAIS AU PROFIT DES PRÊTES -NOMS ETRANGERS.
Je viens de parcourir les titres de la presse et un communiqué largement partagé portant sur les récriminations de la société Congelcam, qui annonce une grande pénurie de poissons sur le marché camerounais à partir du mois de novembre 2026.
La cause serait la réduction drastique par le gouvernement camerounais de sa capacité d’importation du poisson. De 200.000 à 100.000 tonnes.
Une lecture simpliste de ces faits laisserait penser qu’il s’agit d’une banale déconvenue commerciale d’un homme d’affaires avec la régulation commerciale.
Mais en réalité , ce qu’il convient d’appeler désormais le problème Congelcam, cache bien une entreprise sournoise de certaines pontes du régime de Yaoundé à vouloir détruire un homme d’affaires camerounais du nom de M. NGOUCHINGHE Sylvestre, considéré pour certains comme un soutien de l’opposition et pour d’autres comme le symbole de la domination économique d’une tribu, même si derrière cette cabale se terre une personnalité du pouvoir et ses appuis du cercle proche, qui veulent à travers leur prête – nom étranger, s’accaparer du juteux marché de la distribution du poisson au Cameroun.
Il y a quelques jours ,nous attirions déjà l’attention des camerounais sur une nébuleuse opération de vente d’un complexe hôtelier à Douala appartenant à un homme d’affaires camerounais par un curieux cabinet de liquidation des actifs de l’ex Regifercam, qui fut célébrée par un nombre impressionnant de discours tribalistes sur les réseaux sociaux.
Pour revenir à l’affaire CONGELCAM, je peux en parler avec une certaine conviction qu’il s’agit de la continuation d’un complot, parce que j’ai failli être instrumentalisé pour paralyser les activités de cette entreprise.
En effet, en 2023, lorsque je décide de rentrer au Cameroun préparer ma campagne pour la présidentielle, la loi obligeant de résider sur le territoire national une année continue avant l’élection, j’ai été approché par une association de consommateurs qui appréciait, semblerait-il, ma lutte contre les injustices et les abus dans les réseaux sociaux.
C’est l’occasion, entre parenthèses , de rappeler aux uns et aux autres qui me sollicitent pour communiquer dans la guerre des clans pouvoiristes de Yaoundé que je défends la justice et non les les hommes.
Il était question d’interdire à la société Congelcam la commercialisation de centaines de ses conteneurs de poisson de type maquereau, entreposés au port de Douala , sous prétexte qu’il le vendait pourri.
J’avais alors introduit une action que je décidais d’abandonner plus tard, parce que je m’étais rendu compte d’une orchestration malsaine à laquelle je devais, en tant que membre de la société civile militante de droits de l’homme et d’un État juste , apporter une certaine caution.
Aucun maquereau pourri n’était vendu. La société Congelcam avait tous les documents sanitaires requis pour procéder à la commercialisation du poisson.
Derrière cette action aux apparences d’assainissement, était dissimulée la main noire d’ un réseau composé d’une haute responsable de la République et de ses comparses tout aussi haut placés qui veulent reprendre cette activité à leur profit, à travers une entreprise étrangère qui leur servirait de portage.
À lire les articles de presse parus ce matin, « le gouvernement » a limité les quotas d’importation du poisson par la société Congelcam en la ramenant de 200.000 à 100.000 tonnes, alors même que Congelcam ne bénéficie d’aucun monopole dans l’importation du poisson et dans un contexte de libéralisation économique, où il est permis de vendre autant que la demande se fait ressentir sur le marché.
Économiquement, c’est une mesure illégale, qui vise à entraîner la mort certaine d’une entreprise camerounaise qui a réussi comme le fait avec fierté la société pétrolière TRADEX , à supplanter ,les multinationales étrangères dans le domaine de la distribution des produits de consommation courante.
Faut-il le rappeler avant l’arrivée et la montée en puissance de Congelcam deux grandes multinationales étrangères détenaient le quasi-monopole de la commercialisation du poisson camerounais SCPM ( française )et la SIPEC ( bien qu’étant une entreprise publique appartenait aux armateurs étrangers.)
Honte à ces pontes qui détruisent les hommes d’affaires camerounais au profit des sociétés étrangères qui leur versent assurément des pots -de vin, et autres bakhchich !
On se serait plutôt attendu à ce que ce gouvernement favorise le développement de la pisciculture locale , afin de limiter les importations de poissons, ainsi préserver nos devises, mais pas à ce qu’il participe par des mesures illégales ,à favoriser l’ entrée ou le retour des entreprises étrangères, parfois des prête -noms pour concurrencer et détruire les entreprises portées par les nationaux qui ont le courage déjà d’investir dans un pays à la fiscalité confiscatoire ,et d’ employer des milliers jeunes directement ou indirectement ( braiseuses de poissons par exemple).
Malheureusement, c’est le petit peuple camerounais qui souffrira dans les prochains jours de la hausse des prix de ce poisson bas prix qui leur permet au de se nourrir.
Christian Ntimbane Bomo
Président Exécutif du Parti HERITAGE.

