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Affaire bébé Mathis : Dagobert Nwafo livre sa version des faits devant le tribunal

Lors de l’exercice de son droit de réponse, l’accusé Dagobert Nwafo a présenté sa version des faits devant le tribunal.

Selon un compte rendu de Season Media, Dagobert Nwafo affirme avoir consommé de la bière dans un bar situé à Ngoa-Ékellé, boisson qui, selon lui, lui aurait été offerte par le père du bébé Mathis. Toujours selon l’accusé, une remarque désobligeante — le qualifiant de « mendiant de bière » — aurait été formulée à son endroit par ce dernier, déclenchant une altercation verbale entre les deux hommes.

La situation aurait dégénéré en bagarre, initiée, d’après Dagobert Nwafo, par le père de Mathis, avant d’être interrompue par un tiers présenté comme « Colonel », oncle du père de l’enfant.

Après une réconciliation apparente, une seconde altercation se serait produite à l’entrée des toilettes du bar.

L’accusé soutient avoir alors été violemment agressé, notamment à l’aide de bouteilles et d’un couteau de table par le père de bébé Mathis, ce qui l’aurait contraint à prendre la fuite. Blessé et sous le coup de la colère, il déclare être rentré chez lui pour se munir d’une arme blanche, avec l’intention de se faire justice.

À la poursuite de celui qu’il présente comme son agresseur, Dagobert Nwafo affirme s’être rendu au domicile du père de Mathis. Il explique qu’en raison de ses blessures et de son état de confusion, il n’aurait distingué que des voix à l’intérieur du salon. Il aurait alors porté des coups sans identifier précisément les personnes présentes, avant que l’intervention des voisins ne lui fasse réaliser qu’un enfant avait été atteint.

À la barre, l’accusé a fondu en larmes, amenant la présidente du tribunal à suspendre momentanément son audition afin qu’il reprenne ses esprits.

La juge a par la suite exigé la production du dossier médical de Dagobert Nwafo, censé attester de ses blessures, document évoqué par ses avocats mais absent à l’audience. La défense a indiqué que le dossier se trouvait dans leur véhicule.

Le ministère public s’est opposé à la prise en compte de ce document, estimant qu’il ne permettrait pas d’établir clairement l’origine des blessures, celles-ci pouvant résulter soit des violences alléguées au bar, soit de celles exercées ultérieurement par la foule, avant l’intervention des forces de l’ordre qui auraient conduit l’accusé à l’hôpital.

L’audience se poursuit.

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