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48ème édition de la fête de l’unité: Jean Simon Ongola pense qu’il faut ‘‘Suspendre les dépenses qui ne sont pas effectuées”

L’ancien député propose de canaliser les ressources ainsi libérées dans la lutte contre la pandémie Covid-19.

Les préparatifs de la fête nationale du 20 mai sont réputés onéreux, quels sont quelques uns des postes de dépenses relativement à cet évènement majeur ?

En parlant de la fête nationale du 20 mai, permettez d’abord que je vous rappelle la charge symbolique que revêt cette fête pour le peuple camerounais. C’est un moment de renforc’ement des liens entre le peuple camerounais et ses institutions.

Surtout en cette période où les maux générés par le mouvement sesessionniste dans les régions anglophones du pays plongent les familles et ‘les populations dans la misère et le désarroi.

Je voudrais cependant vous rappeler que la fête nationale se prépare longtemps à l’avance, il est certain que les préparatifs de ce type d’événement mobilisent d’importants moyens financiers logistiques-et humains.

Dans les circonstances exceptionnelles que nous vivons avec le Covid 19 il me semble judicieux et opportun de suspendre les dépenses qui ne sont pas encore effectuées et canalisées ces ressources dans la lutte contre la pandémie.

Faut-il poursuivre les préparatifs onéreux de la fête du 20 mai dans un contexte de pandémie du coronavirus qui nécessite la mobilisation optimale des ressources publiques disponibles pour le fonds de solidarité dans le cadre de la lutte ?

Je n’ai pas la prétention de conseiller le gouvernement en la matière, d’autant plus que la suspension des préparatifs relève du pouvoir discrétionnaire du président de la République chef suprême des armées.

La mobilisation totale de la nation en vue de lutter efficacement contre le Covid 19 a amené le président Paul Biya à créer un fonds de solidarité dans la lutte contre le coronavirus.

A titre personnel, je milite pour la suppression des cérémonies commémoratives de l’édition 2020 de la fête nationale, cette position n’ est d’ailleurs pas originale au vu du nombre d’évènements supprimés ou différés dans le monde, car face à cette pandémie effroyable nous n’avons pas de choix ou de risques à prendre.

Les mesures de riposte prônées par le gouvernement recommandent fermement la distanciation sociale, cela est-il envisageable pour un tel évènement par essence populaire ?

Evidemment que l’organisation de cette fête en 2020 viendrait contredire et contrarier les mesures de restrictions rendues publiques par le gouvernement pour palier la propagation du virus.

Il ne peut y avoir de fête nationale que si les populations sont au rendez-vous ce que nous interdit la situation sanitaire actuelle

Source: Le Jour

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