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Violences conjugales : le mari de la chantre nigériane Osinachi Nwachukwu passible de la peine de mort

Le mari d’Osinachi Nwachukwu, chantre décédée le 8 avril 2022, de suite des violences conjugales était devant le procureur vendredi 27 mai au Nigéria.

Du nouveau dans l’affaire de la chanteuse gospel tuée par son mari. Le Procès en justice contre Peter Nwachukwu a été clos au Nigeria avec pour verdict peine de mort. En effet, il a fallu un mois et 3 semaines au gouvernement fédéral pour élucider le meurtre de cette artiste et a retenu 23 chefs d’accusation contre Peter Nwachukwu, qui avait agressé, puis assassiné sa compagne. Il a été inculpé en vertu des articles 104 et 379 de la loi de 2015 sur l’administration de la justice pénale par le procureur général de la Fédération.

L’accusé a été inculpé d’homicide coupable en violation de l’article 221 du Code pénal qui est passible de la peine de mort. Plus encore, il est reproché au défendeur d’avoir soumis la défunte à des violences émotionnelles, verbales et psychologiques, contrairement à l’article 14 (1) de là loi VAP de 2015. Les enquêtes auraient révélé que l’accusé aurait refusé à Osinachi l’accès à son argent pour les médicaments et les produits de première nécessité, et l’avait ainsi forcée à mendier et à emprunter. Il est allégué que le mari d’Osinachi l’aurait isolée de force et séparée de sa famille en empêchant sa mère et ses frères et soeurs de lui rendre visite à son domicile conjugal », lit-on dans Kamili Woman.

« Peter Nwachukwu a en outre été accusé d’avoir cruellement battu ses enfants et d’avoir enregistré leurs cris et de les avoir diffusés via son téléphone. Il aurait également menacé les enfants et les aurait empêchés de signaler les actes de violence domestique contre leur mère au pasteur en chef de leur église, le Dr Paul Enenche, ou à toute autre personne. C’est en outre ce qui ressort de l’audience préliminaire de l’accusé. Je vous reviendrai avec d’autres détails en temps voulu », ajoute Kamili Woman.

– Flashback –

Victime de violences conjugales, la chanteuse avait passé cinq jours sous assistance respiratoire avant de rendre l’âme. Selon des témoignages rapportés par les médias nigérians, son mari violent, la battait régulièrement et avait l’habitude de l’insulter publiquement. Le chantre Franck Edwards, dans une publication, avait confirmé, dans un post sur

Instagram, que sa collègue était décédée des suites de violences conjugales et non d’un cancer de la gorge comme a voulu le faire croire son époux. L’époux de la défunte avait déclaré à la presse que l’artiste était décédé d’un cancer. Il a fallu qu’une amie de la défunte déclare à la presse que la chantre de gospel a succombé des suites des violences domestiques qu’elle avait subi de la part de son mari.

Peter Nwachukwu, le mari du regretté artiste de gospel, avait alors été arrêté par des agents de la FCT (Commandement de la police du Territoire de la capitale fédérale ndlr), pour la mort de sa femme, dimanche 10 avril 2022. Après comparution, justice a finalement été faite contre la célèbre artiste du titre à succès « Ekwueme »

Echos Santé

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