Le climat semble se tendre au sein du vestiaire du Real Madrid après les révélations autour d’un incident impliquant Federico Valverde et Aurélien Tchouaméni. Si les deux joueurs ont tenté de minimiser les faits, plusieurs observateurs estiment que les réactions publiques des protagonistes traduisent un malaise plus profond au sein du club madrilène.
Dans une analyse largement relayée sur les réseaux sociaux, le journaliste camerounais Martin Camus Mimb remet en cause la stratégie de communication adoptée par les deux internationaux. Selon lui, le fait que chacun ait pris la parole avant même la conclusion de l’enquête interne annoncée par le club fragilise davantage l’image de l’institution.
« POURQUOI VALVERDE « MENT »…
La bagarre entre deux coéquipiers dans un club n’est un événement aujourd’hui que parce qu’il y’a multiplication des canaux de communication comme les réseaux sociaux. Si on vous racontait le millième des choses vécues, certains qui passent pour des anges n’auraient même pas le courage de parler. Mais quel que soit ce qui s’est passé entre Tchouameni et Valverde, le Real affiche des fissures inhabituelles et des attitudes suspectes.
1- La communication du club.
Alors que l’institution annonce l’ouverture d’une enquête, chacun des protagonistes a déjà pris la parole. Valverde à travers un communiqué sur ses réseaux, Tchouameni à travers une capture d’écran d’une conversation avec un influenceur. Le club est doublé, devancé et finalement son enquête si elle révélait autre chose que ce qu’ils ont dit sur les réseaux, renforcerait plutôt la crise. Aucun d’eux ne devait communiquer avant le club. Et s’ils devaient le faire, ce serait de façon plus structurée. Le Responsable com du club est aux champs.
2- L’axe de défense de Valverde
L’Uruguayen affirme qu’il n’y a pas eu de coups, et qu’il s’est cogné à une table. C’est une explication trop bricolée. Il peut ne pas avoir des coups. Mais heurter une table au point de se faire une entaille, suppose que l’échange était au minimum vif et le faux pas est consécutif à cela. Accuser les médias d’avoir grossi les faits n’aide pas le club. Marca et autres, pour leur crédibilité, vont ramener plus de détails dans les heures qui suivent pour sauver la mise. Sa sortie est catastrophique et bricolée
3- L’axe de défense de Tchouameni
D’abord c’est une incroyable imprudence d’échanger avec un influenceur, même pour dire qu’il n’y rien eu. Ensuite, dire « Qu’il s’est passé quelque chose, mais je ne peux rien dire » à l’entame de l’échange, est un aveu, même si après il s’empresse de préciser qu’il n’y a pas eu de coups de poing. C’est quoi donc « quelque chose »?
Par ailleurs, le centre d’entraînement du Real est équipé des premiers soins. Si l’incident est aussi banal, on n’irait pas à l’hôpital et l’indisponibilité pour dimanche ne serait pas à l’ordre du jour. Mais c’est curieux pour l’un et l’autre, de ne pas clairement citer l’autre , s’il n’y a aucune tension. Valverde parle « d’un coéquipier » sans plus. Tchouameni reste aerien. Ils en sont à ne même pas pouvoir citer le nom de l’autre. Si Valverde voulait convaincre qu’il faut passé à autre chose, il aurait terminé par une phrase hypocrite qui parcoure les vestiaires : « On s’est parlé, et tout est rentré dans l’ordre ». Ne pas pouvoir le dire même hypocritement comme le football sait le faire, est un indice, qu’on est en plein guerre dans ce vestiaire. Où est passé l’institution REAL MADRID ?
Martin Camus MIMB »

