Le rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains devrait reprendre bientôt, après une brève interruption qui date de la fin de l’année 2025.
La ministre de l’Action humanitaire, de la Solidarité et de la Réconciliation nationale de la République centrafricaine, Josiane Lina Bemaka-Soui, est arrivée ce 13 juillet 2026 à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, accompagnée d’une délégation du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), conduite par William S. Chemaly, nouveau Représentant du HCR en République centrafricaine.
Les membres de cette délégation ont été accueillis par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la relance du processus de rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains vivant au Cameroun.
À cet effet, une réunion interministérielle est prévue le 14 juillet 2026 à l’hôtel Hilton de Yaoundé avec comme activité majeure l’adoption du document opérationnel sur les modalités pratiques du rapatriement volontaire. En marge de cette rencontre de haut niveau, sera organisée une réunion du Groupe de Travail technique et de la Commission Tripartite CMR-HCR-RCA.
Au Cameroun, la région de l’Est accueille actuellement environ 348 000 Centrafricains installés sur plusieurs sites répartis dans cette partie du pays. Ce sont les chiffres de la dernière fiche d’information sur la situation humanitaire du Cameroun, produite par l’Union européenne (UE) en 2023.
Ce sont les affrontements entre groupes armés en République centrafricaine, qui ont forcé plusieurs civils à traverser la frontière pour se réfugier au Cameroun. Dès les premières années de cette migration, entre 2005 et 2007, le nombre de ces réfugiés était évalué à près de 26 000 personnes, selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
En rappel, le Cameroun, la Centrafrique et le HCR ont, en fin juin 2016, signé un accord fixant le cadre juridique sur le retour volontaire des réfugiés centrafricains établis dans le premier pays cité.
« Le caractère libre et volontaire du rapatriement doit être vérifié pour toutes les personnes impliquées dans les opérations qui seront mises en œuvre. Ceux des réfugiés centrafricains qui ne se sentiront pas prêts à regagner leur pays d’origine conserveront leur statut de réfugié et la protection des autorités camerounaises », peut-on lire dans ledit document.

