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Suspension des immatriculations des navires : le Cameroun lutte contre les « navires fantômes »

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Le ministre des Transports du Cameroun, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, a annoncé dans un communiqué en date du 22 avril 2024 la suspension temporaire des immatriculations des navires opérant en dehors des eaux territoriales camerounaises. Cette mesure, d’une durée initiale de six mois et pouvant être renouvelée, vise à réaliser un recensement physique de ces navires afin de procéder à la numérisation du registre des immatriculations.

Cette décision intervient après une audience accordée par Ngalle Bibehe au Haut-Commissaire du Royaume-Uni au Cameroun, Barry Lowen, le 14 mars 2024 à Yaoundé. Lors de cette rencontre, les préoccupations de l’Organisation maritime internationale (OMI) ont été évoquées concernant les activités de certains navires sous pavillon camerounais. L’OMI, basée à Londres, soupçonne ces navires de faire partie de la flotte de « navires fantômes » utilisée par la Russie pour exporter illégalement son pétrole à un prix élevé, contournant ainsi les sanctions internationales.

Les « navires fantômes » sont des navires qui ne respectent pas les réglementations internationales, échappant souvent aux inspections et opérant sans assurance. La numérisation du registre des immatriculations des navires est une mesure importante pour lutter contre ce phénomène.

Le Cameroun cherche également à intégrer le Système mondial intégré d’informations maritimes (Gisis), une base de données offrant un accès à diverses informations sur la navigation maritime internationale. Selon Jean Nlend, directeur des affaires maritimes et des voies navigables du ministère des Transports, cette intégration est cruciale pour permettre au Cameroun de suivre les mouvements des navires dans les zones à risque.

Cette série de mesures démontre l’engagement du Cameroun à lutter contre les activités illégales dans le domaine maritime et à renforcer la transparence et la sécurité dans l’industrie de la navigation.

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