Le Président de la République a signé le 2 octobre 2026, un décret habilitant le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement, à signer un accord de prêt, d’un montant de 139,2 milliards, pour la réhabilitation de la route Douala-Bafoussam. Le projet va donc entrer pleinement dans la phase des acquisitions, pour aboutir au démarrage des travaux.
La reconstruction engagée de la route Douala-Bafoussam ou mieux, Bekoko-pont du Nkam-Echangeur de Bandjoun, bénéficie désormais des ressources mobilisées auprès de la Banque islamique de Développement. Après la signature du décret d’habilitation par le Président de la République, la signature de l’accord de près par le Ministre en charge de l’Economie et la Banque Islamique de Développement est attendue. Côté Maître d’ouvrage, le processus de passation des marchés est engagé depuis quelques mois.
En effet, à la faveur des actions d’acquisitions anticipées, un Appel à Manifestation d’intérêt pour la sélection de la Maîtrise d’œuvre a été lancé, les offres y afférentes ont été analysées et le processus en cours, va permettre une attribution des prestations de contrôle technique avant la fin de l’année 2026. Pour ce qui est des marchés des travaux, le processus de pré-qualification des entreprises a été lancé, les offres y afférentes ont été déposées le 2 février 2026.
Près d’une trentaine d’offres issues d’entreprises camerounaises et de multinationales ont été analysées et celles retenues seront invitées à soumettre leurs offres techniques et financières, dans le cadre d’un Appel d’Offres international restreint. Les projections faites par le Maître d’ouvrage permettent d’envisager un démarrage des travaux au premier trimestre 2027.
La réhabilitation de la route Douala-Bafoussam (218,9 km) se fera en trois (03) lots, Bekoko-Penja (70 km), Penja-Pont sur le Nkam (77,9 km) et pont sur le Nkam-Bandjoun (71,2 km). Les traversées des grandes agglomérations seront dédoublées en 2 X 2 voies et les travaux routiers comprennent en outre, la construction d’un pont en béton armé de 14 ml au PK 159+800 sur la rivière Moumé et la réhabilitation de tous les autres ponts (5).
La présentation de septembre 2026 ajoute 108 km de routes locales ou rurales. Une communication du ministère des Travaux publics datant de mars 2025 faisait plutôt état de 110 km de routes en terre. Les sources consultées ne permettent pas de déterminer si cet écart de deux kilomètres résulte d’un ajustement du projet ou d’un simple arrondi.
Des écoles, des centres de santé, des marchés, des équipements agricoles et des installations d’approvisionnement en eau doivent également être construits ou rénovés. La BID ne donne toutefois ni leur nombre, ni leur localisation, ni la part du budget qui leur serait consacrée.
Les travaux sont prévus sur 48 mois pour les tronçons Bekoko–Penja et Penja–pont du Nkam, contre 42 mois pour le tronçon pont du Nkam–Bandjoun. Ces délais ne doivent pas être confondus avec la durée de 20 ans du financement. Leur point de départ dépendra de l’attribution des marchés et de la notification des ordres de service.

