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Promotion du décapage : l’activiste Boris Bertolt demande au gouvernement de punir le député Nourane Foster

L’activiste Boris Bertolt affirme que le gouvernement ne peut pas continuer de laisser le député Nourane Foster commercialiser ses boissons éclaircissantes en toute impunité.

Boris Bertolt appelle à des sanctions contre Nourane Foster la député et camarade de parti de Cabral Libii. Il condamne le fait qu’on la laisse en toute impunité vendre des boissons censées dépigmenter la peau. Pourtant au vu de sa casquette, pense-t-il, elle se doit de se consacrer au vote des lois au parlement.

«On ne peut pas vivre dans une société où les gens ont autant d’insouciance pour la vie. Les gens sont plus préoccupés par les futilités plutôt que des questions qui engagent leur existence. Dans leur grande majorité, ils ne se soucient de rien à l’exception de savoir ce qu’ils vont manger le demain. Une députée de la nation. C’est à dire une femme censée veiller à travers le vote des lois, des débats au parlement se lève et met en vente sur le marché une boisson prétendument éclaircissante sur la peau», écrit Boris Bertolt.

problème de santé en Afrique

Tout comme la chaîne France 24, l’activiste Boris Bertolt rappelle que le décapage est un réel problème de santé en Afrique.

«Il est de notoriété publique que l’éclaircissement de la peau par les processus externes est déjà un grave problème de santé publique en Afrique. Imaginez qu’il s’agisse de boire ce type de produits et les effets qu’ils peuvent avoir au sein de l’organisme? Ces femmes sont pratiquement des mortes ambulantes. Après, elles vont accuser la sorcellerie, les voisines. Oubliant que pendant une partie de leur vie elles n’ont fait que s’empoisonner. Notre devoir moral est au moins de les alerter», écrit-il.

Ministère de la santé

Boris Bertolt déplore le silence du ministère de la santé dont précise-t-il, le devoir est d’éduquer les populations sur les dangers auxquels elles s’exposent.

«…Ce qui est triste c’est l’absence de réaction du ministère de la Santé. Or s’agit là d’une question de santé publique extrêmement grave. Le devoir du ministre de la Santé est au minimum d’informer clairement l’opinion publique des dangers auxquels nos populations s’exposent. Par la suite le ministère du Commerce pourrait décider de l’autorisation ou le refus de la vente d’un tel produit. Un gouvernement doit pouvoir protéger sa population», écrit-il.

 

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