Présidentielle 2025 : Maurice Kamto réagit enfin après le rejet de sa candidature

Ingrid M
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Entre autres, l’homme politique Maurice Kamto présente le boycott des élections de 2020 comme un piège à éviter par le MRC. Il tient pour responsables du rejet de sa candidature le RDPC et la communauté internationale.

Après la confirmation du rejet de sa candidature pour le scrutin du 12 octobre 2025, l’homme politique Maurice Kamto a décidé de s’exprimer ce soir du 7 août 2025. Le boycott des élections législatives et municipales de 2020, ayant été présenté comme la cause du malheur du juriste de renom, ce dernier bat en brèche cet argument.

« Le 5 août, au terme de son délibéré, le Conseil constitutionnel a rejeté mon recours demandant la validation de ma candidature au motif qu’il est non fondé. La décision de m’écarter de l’élection présidentielle de 2025 a été prise de longue date par le régime RDPC. Ce régime n’a jamais supporté que nous ayons évité le gros piège politique des élections législatives et municipales de 2020 en choisissant le boycott.

Le régime voulait détruire le MRC à travers ses élections et ne nous a jamais pardonné d’y avoir échappé. Dès lors, la campagne de diabolisation du MRC et de son président national était lancée et la décision d’empêcher ce dernier par tous les moyens de prendre part à l’élection présidentielle de 2025 était prise. C’est dans cet esprit que les élections législatives et municipales prévues en février 2025 ont été reportées à mars 2026 afin d’empêcher le MRC d’avoir des élus et de pouvoir présenter son candidat à l’élection présidentielle d’octobre prochain », déclare le professeur Maurice Kamto.

Dans sa prise de parole, l’homme politique Maurice Kamto précise que le choix de présenter son dossier sous la bannière du Manidem, visait à éviter de tomber dans le piège qui lui était tendu par le régime, avec la question du mandat impératif.

« Le régime RDPC a organisé pendant plusieurs mois de faux débats sur la nullité du mandat impératif pour montrer malgré cela que le MRC ne pourra pas présenter de candidat sous sa bannière et que s’il tentait de le faire, celle-ci serait rejetée et le pouvoir veillerait à ce qu’il n’y ait pas la moindre protestation. Bien plus, on nous a indiqué la seule voie qui s’offrait à nous, faire présenter ma candidature par un des 18 partis politiques ayant obtenu des élus à l’issue des élections de 2020. Je dois redire que rien n’interdisait au MRC de présenter un candidat à cette élection présidentielle.

Mais il fallait éviter de donner au régime un prétexte pour rejeter une candidature présentée par le MRC car le rejet de la nullité du mandat impératif était devenu pour ce régime une question de vie ou de mort. La présentation inattendue de ma candidature sous la bannière du Manidem fut un choc à peine voilé pour le pouvoir de Yaoundé. Pris de court, le régime en place s’est empressé de fabriquer un nouveau président de Manidem ainsi que son dossier de candidature pour créer artificiellement ce qu’on a appelé une pluralité d’investitures », déclare-t-il.

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