Élu le 6 juin 2024 à la tête de la 79ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, l’ancien Premier ministre camerounais Philémon Yang a officiellement passé le témoin ce 1ᵉʳ septembre à l’Allemande Annalena Baerbock, 44 ans.
Cette transition marque la fin d’un mandat que plusieurs observateurs qualifient de discret, voire effacé. Dans un contexte mondial marqué par des crises majeures – de l’Ukraine au Moyen-Orient, en passant par la République démocratique du Congo – le Camerounais n’a que rarement pesé dans les débats, malgré des prérogatives élargies accordées au président de l’Assemblée générale.
Alors que beaucoup attendaient de voir l’Afrique davantage mise en avant, notamment sur la question de sa représentation au Conseil de sécurité, cette présidence n’aura laissé que peu de traces visibles. « Cette discrétion est d’autant plus incompréhensible qu’il avait la possibilité de soumettre des résolutions au vote sans débat », souligne un diplomate onusien.
À New York, la communauté diplomatique accueille avec intérêt l’arrivée d’Annalena Baerbock, ancienne cheffe de la diplomatie allemande, dont les équipes avaient déjà préparé le terrain avant même son entrée en fonction. Reste à savoir si elle donnera une impulsion plus affirmée à cette enceinte multilatérale au cœur des tensions internationales.

