Fin de la phase de groupes aux premières heures de ce dimanche 28 juin. Le bilan est sans appel pour le continent noir : Avec les récentes qualifications de la RDC et de l’Algérie, l’Afrique compte neuf équipes sur les dix engagées au départ dans le second tour du Mondial qui démarre ce dimanche soir. Seule la Tunisie a été éliminée à l’issue du premier tour.
Avoir neuf équipes en 16ᵉ de finale est historique par le nombre de présences. Mais dans les faits, se qualifier pour le second tour n’est plus un exploit. Avec un Mondial passé de 32 à 48 équipes, le filtre du premier tour s’est considérablement assoupli. Il faut désormais être très, très faible pour être recalé. La preuve : même des équipes à 3 points, avec une dizaine de buts encaissés, passent. Le Sénégal en est l’exemple.
Pour transcender la simple participation, l’Afrique se doit d’aller très loin dans cette compétition.
C’est tout le sens de l’interpellation du journaliste et écrivain Guy Bertin Nsigue dans son livre Le Sacre de l’Audace : l’Afrique à l’assaut du Mondial 2026 : « Il n’est plus question pour les équipes africaines engagées dans ce tournoi mondial de se limiter ou d’assurer une simple participation. » Le message de notre confrère a trouvé un écho favorable alors que la compétition entre dans sa phase décisive.
Le passé rappelle les exigences du présent. Il y a 44 ans, au Mondial Espagne 82, le Cameroun, invaincu avec 3 points, et l’Algérie avec 4 points avaient été éliminés dès le premier tour. Huit ans plus tard, le Cameroun devenait la première équipe africaine à atteindre les quarts de finale en Italie 90.
Plus près de nous, au Mondial Qatar 2022, l’Afrique avait déjà franchi un cap avec deux sélections en 8ᵉ de finale, le Sénégal et le Maroc. Cerise sur le gâteau : le Maroc a permis au continent de disputer pour la première fois une demi-finale de Coupe du monde.
Le standard a donc changé. Pour parler d’une participation vraiment historique pour le continent noir, il faut désormais placer plus de deux équipes en 8ᵉ de finale. C’est là qu’on parlera de record battu. Tout est possible.
« Le temps présent dicte fermement de remporter le trophée final. D’autant que les moments réservés à l’apprentissage sont expirés largement au fil des éditions antérieures« , écrit Guy Bertin Nsigue. L’auteur invite donc les équipes africaines à suivre la voie tracée par le Maroc en 2022, et à viser au minimum la finale, voire le sacre.
Nana Paul Sabin
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Le titre est de la rédaction de Cameroun Actuel

