fbpx

Cameroun Actuel

Manifestation du PCRN devant l’ambassade du Cameroun en France : dénonciation des manœuvres du régime de Yaoundé

Le 20 mai 2024, des militants du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) se sont rassemblés devant l’ambassade du Cameroun en France pour dénoncer les manœuvres du régime de Yaoundé. Cette manifestation a coïncidé avec la célébration de la 52ème édition de la fête de l’unité nationale.

La coordination pays du PCRN en France a organisé cette manifestation, attirant quelques militants vers la représentation diplomatique. Arborant des pancartes, ils ont exprimé leur mécontentement par des messages tels que « Non à la persécution du PCRN et de son président national », « Non au harcèlement du président national Hon. Cabral Libii », et « Stop au musèlement de la jeunesse camerounaise ».

Cette protestation survient dans un contexte de tensions internes au sein du parti. En effet, certaines autorités administratives ont, à la dernière minute, exclu le PCRN du défilé du 20 mai, bien que le parti ait été initialement admis. Cette exclusion a été justifiée par des « dissensions » au sein du PCRN.

Peu avant cette décision, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, avait déclaré à Erik Essousse, directeur général des élections, que Robert Kona, l’un des fondateurs du PCRN, était le « président-fondateur » et mandataire du parti auprès d’Elections Cameroon. Cette déclaration est contestée par Cabral Libii et ses partisans, qui ne reconnaissent pas le poste de président-fondateur dans les statuts du parti et affirment que Cabral Libii est le président national.

Malgré l’interdiction de défiler dans certaines circonscriptions, les militants du PCRN ont répondu à l’appel de Cabral Libii et ont assisté aux cérémonies. Toutefois, l’unité et la mobilisation observées au sein du parti ces dernières années semblent fragilisées par ces divisions internes.

La manifestation devant l’ambassade du Cameroun en France reflète la détermination des militants du PCRN à lutter contre ce qu’ils considèrent comme une tentative de musèlement de leur formation politique et de leur leader. Cette situation met en lumière les défis auxquels le parti est confronté, menaçant son dynamisme et sa cohésion alors qu’il continue de se battre pour sa place sur la scène politique camerounaise.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières nouvelles

Suivez-nous !

Lire aussi