Le concerné affirme avoir subi des sévices, tortures et autres traitements inhumains dégradants par les forces de renseignements de la police après son interpellation au quartier New-Bell à Douala.
C’est la soirée du 2 avril 2026 que l’activiste Jacques Bertrand Mang a été interpellé par les éléments de la police au quartier New-Bell à Douala. Dans une vidéo devenue virale, le concerné affirme avoir subi des sévices corporels et est actuellement interné dans un hôpital psychiatrique de la ville. Dans la vidéo, Jacques Bertrand Mang a lancé un appel à sa sortie de cet hôpital, expliquant clairement, sans ambiguïté, qu’il y a été contraint.
Selon Me Christian Ntimbane Bomo, une personne même gravement malade a le droit de refuser les soins. Il s’agit là du sacro-saint principe du consentement aux soins médicaux, assimilé à un droit et liberté de l’homme.
Dans une lettre ouverte adressée au président de l’Ordre des médecins du Cameroun, Me Christian Ntimbane Bomo demande la libération pure et simple de Jacques Bertrand Mang, expliquant que le concerné ne souffre pas d’une maladie psychique qui mettrait la vie d’autrui en danger en portant un risque de contamination aux populations. Il exprime clairement son refus d’être interné et de recevoir des soins.
Lire la lettre ouverte de Me Christian Ntimbane Bomo :
« AFFAIRE JACQUES BERTRAND MANG : LETTRE OUVERTE AU DOCTEUR RODOLPHE FONKOUA PRÉSIDENT DE L’ORDRE DES MÉDECINS DU CAMEROUN
Monsieur le Président,
Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, l’activiste et influenceur camerounais M. Jacques Bertrand MANG, le regard hagard, portant un pansement sur la tête, se plaint d’avoir subi des sévices, tortures et autres traitements inhumains dégradants par les forces de renseignements de la police, et d’un internement contre sa volonté dans un hôpital psychiatrique de la ville de Douala.
À cette occasion, il a lancé un appel à sa sortie de cet hôpital, expliquant clairement, sans ambiguïté, qu’il y a été contraint.
Monsieur le Président,
En tant que chef de l’institution qui veille au respect de l’éthique médicale et au respect des règles déontologiques de la profession de médecin au Cameroun, nous venons auprès de vous porter ces faits à votre connaissance, afin d’instruire la libération de Monsieur Jacques Bertrand MANG.
Car il s’agit bien d’une détention abusive et irrégulière dans un hôpital.
En effet, est-il besoin de rappeler que les règles déontologiques de votre profession et de l’éthique médicale, universellement établies, interdisent d’obliger une personne à prendre des soins, sauf si sa maladie est contagieuse ou menace la vie d’autrui, ou s’il y a urgence vitale, et qu’il soit dans l’incapacité absolue d’exprimer sa volonté ?
Ainsi, une personne même gravement malade a le droit de refuser les soins.
Il s’agit là du sacro-saint principe du consentement aux soins médicaux, assimilé à un droit et liberté de l’homme.
EN CONCLUSION :
Monsieur Jacques Bertrand MANG ne souffre pas d’une maladie psychique qui mettrait la vie d’autrui en danger en portant un risque de contamination aux populations, il exprime clairement son refus d’être interné et de recevoir des soins.
Vous devez dès lors exiger des médecins soumis à la hiérarchie de votre ordre qu’ils libèrent immédiatement Monsieur MANG, et en cas de refus, ouvrir des dossiers disciplinaires contre les médecins responsables de cet hôpital.
Christian Ntimbane Bomo
Avocat
Président du Parti politique HÉRITAGE
Défenseur des droits humains et de l’émergence d’un État de droit et justice au Cameroun ».

